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Mercredi 30 janvier 2008
Ce mot signifie littéralement "matière de première nécessité". Tout être vivant, du plus petit microbe jusqu'à l'éléphant est essentiellement composé de protéïnes. Donc une conclusion s'impose, tout régime sain et équilibré doit être riche en protéïnes. Cette substance est constamment utilisée pour construire et réparer et pour entretenir la combustion afin de fournir de l'énergie. Nous avons donc besoin de protéïnes mais notre régime actuel ne se compose-t-il pas trop de protéïnes ? ne sommes-nous pas des sur-protéïnés. Certains ont même dit que ce siècle était celui de la protéïne, tant elle est présente dans tous nos aliments. Songez qu'on en trouve partout, la viande, les volailles, les poissons, les oeufs, les laitages, fromages, yaourts, mais aussi dans les céréales et les légumineuses.
Nous avons vu que les molécules organiques appelées colloïdes composent les végétaux et les animaux et quand ces molécules contiennent de l'azote, elles sont désignées sous le nom de colloïdes protéïnés. La plante se nourrit des éléments minéraux inorganiques du sol, et avec l'aide de l'énergie solaire, elle transforme ces éléments en substances organiques colloïdales. Le mouton mange l'herbe et transforme les protéïnes de la plante en muscles. Et donc, pour nous, l'aliment naturel est la plante ou l'animal qui a mangé la plante. Nous l'avons vu aussi, on ne peut assimiler qu'un élément végétal ou animal, le minéral n'est pas assimilable par l'homme. Mangez de la terre vous rejeterez de la terre. Mais penser que manger de la viande est nécessaire pour obtenir force et santé est une vision faussée. Il suffit de penser à l'éléphant qui bâtit une montagne de muscles et des défenses redoutables en ne mangeant que de l'herbe. Il trouve bien le calcium nécessaire dans le végétal.
A quel moment a-t-on besoin de beaucoup de protéïnes ? C'est la substance essentielle, mais elle est encore plus importante pendant la période de croissance et la période de pleine activité de l'homme. Lorsqu'il vieillit, les besoins sont de moins en moins importants. La reproduction et la multiplication des cellules est impossible en l'absence des lymphocytes (les transporteurs) et d'un composé d'iode fourni par l'hormone de la  glande thyroïde. Donc pendant la période de croissance, la thyroïde a besoin de protéïnes riches en iode et le thymus et les lymphocytes des amino-acides contenant du phosphore.
Mais comme nous consommons trop de protéïnes il faut bien stocker le surplus et ce sont le foie, les tissus intestinaux et les reins qui sont chargés de ce travail. Les américains qui sont les plus gros mangeurs de viande consomment leur poids de viande par an. Cette consommation produit un état euphorique et de bien-être mais on aurait tort de considérer cela comme un état de santé. Il s'agit d'une stimulation comme peut l'apporter le café et cette stimulation, si elle se prolonge emmènera tôt ou tard des maladies graves. 
On peut observer que les aliments crus sont plus digestes que les aliments cuits et ne traumatisent pas le foie qui est l'élément principal de tout le métabolisme. D'ailleurs les indiens du Canada consommaient les viandes crues, foie, glandes surrénales, de même que les esquimaux qui mangent du poisson cru, et tous ces individus s'en portaient à merveille.
La teneur en protéïnes diffère d'un être vivant à l'autre et on retrouve cette teneur dans le lait de la mère. Pour les humains qui ont une croissance plus lente, le lait de la mère sera un des plus pauvre en protéïnes de toutes les espèces. On comprend l'erreur de remplacer ce lait qui est parfaitement adapté au bébé, par du lait de vache qui est adapté pour faire grandir un veau en peu de temps et qui est donc beaucoup plus riche en protéïnes. A ce stade il y a déjà hyper protéïnisation. Mais comme souvent, il y en a parmi nous qui vivent de ce commerce et ils n'hésitent pas à faire de la publicité tapageuse pour vendre.
Certains médecins n'hésitent pas à dire que l'on peut attribuer à cette hyper-protéïnisation de nombreuses maladies comme le rhumatisme cardiaque, la leucémie, la poliomyélite, les cancers, etc....
Il faut penser aussi à ce que les conditions de vie de chacun réclament en quantité de protéïnes. Si vous vivez dans le grand nord, la viande crue vous est nécessaire, elle a des vertus réchauffantes et stimulantes et vous sera bénéfique. Et puis c'est à peu prés la seule nourriture disponible. Si vous consommez pareille nourriture sous les tropiques vous ne vivrez pas longtemps mais le créateur a bien fait les choses, à cet endroit on trouve beaucoup de fruits.
Un exemple pour la digestibilité du cru et du cuit. Prenez un oeuf, le blanc cru est soluble dans l'eau, non putrescible dans les intestins et sera plus facilement assimilé que  le blanc d'oeuf cuit qui est parfaitement insoluble dans l'eau. Plus on chauffe et on cuit les protéïnes et plus on change leur nature colloïdale. Les colloïdes hydrophyles sont transformés en colloïdes hydrophobes.
Tant que le foie est vigoureux et les glandes surrénales en bon état, les erreurs alimentaires sont camouflées mais chez les jeunes, autour des 5 ans, beaucoup de maladies surviennent, des rhumes qui n'en finissent plus, des allergies, de l'asthme, et beaucoup d'autres maladies difficilement guérissables.
En résumé, il est nécessaire de consommer des protéïnes avec modération La cuisson doit être la moins poussée car plus la protéïne est cuite et moins elle est digeste. Une hyper consommation de protéïnes peut tuer. Il faut veiller aussi à ne pas mélanger différentes sources de protéïnes dans un même repas, par exemple lait et viande ou viande et oeufs.
par Fernand Joubert publié dans : santenature communauté : Bien-être
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Mardi 29 janvier 2008
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Quelques images d'un grand week-end en raquettes sur les hauteurs de Risoul
par Fernand Joubert publié dans : sport randonnée course communauté : Aimer la nature.
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Dimanche 27 janvier 2008
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Chaque cellule du corps humain a besoin d'une quantité déterminée d'oxygène. Si le cerveau subit une oxygénation défectueuse c'est la fatigue qui s'installe, l'abattement, les divers troubles cérébraux, dépression, ralentissement de l'activité cérébrale. Pour les poumons c'est pareil, seul l'oxygène est capable de les nettoyer et de désinfecter les voies respiratoires. Par les alvéoles pulmonaires il pénètre dans le sang et se fixe dans l'hémoglobine des globules rouges par l'intermédiaire du fer. Par cette voie il parvient à tous les organes du corps, à toutes les cellules et il active ainsi tout le métabolisme. C'est un besoin naturel mais néanmoins on peut dire que la plupart de nos concitoyens sont en état de sous-oxygénation. La vie moderne s'accommode de plus en plus avec la sédentarité. Et si on ne prend pas conscience trés vite que respirer c'est un impératif de santé, c'est toute une panoplie d'inconvénients que vous allez voir arriver. Un travail pénible ou un sport entrainent un appel d'air frais du simple au double. Et tous nos concitoyens qui travaillent à plusieurs dans un bureau, sans fenêtre ouverte ou arrivée d'air frais dans la pièce, sont des sous-alimentés en oxygène.
L'homme, contrairement aux animaux, a le pouvoir de rendre en grande partie sa respiration consciente et volontaire. Mais de ce pouvoir ils n'usent pas beaucoup, à part les sportifs, les chanteurs, qui l'utilisent pour leurs activités.
On considère que les poumons présentent une surface de plus de 100m2 et qu'ils brassent environ 6000l d'air par jour. Mais sans aller à l'excés comme partout, libre à vous d'augmenter cette quantité d'air. On ne peut pas tous être des champions de sport, mais nous savons tous marcher. Et s'astreindre à une heure de marche par jour, ce n'est pas du temps perdu mais de la santé gagnée.
Une mauvaise respiration peut entrainer une fatigue cardiaque. Le sang veineux de retour est chargé d'impuretés et les toxines ne s'éliminent pas. Et par contre une bonne respiration permet :
- Un bon fonctionnement pulmonaire, cardiaque, hépathique, intestinal, rénal et circulatoire.
- d'éliminer les toxines
- de garder un bon équilibre physique et psychique
- De se sentir plein d'énergie et de tonus aussi bien dans le travail que dans les loisirs
- de rester mince car la combustion organique est augmentée et les éliminations favorisées
- d'éviter au maximum l'arthrite et les rhumatismes
- d'être tout simplement bien dans sa peau car savoir respirer apporte le calme et la détente.
TECHNIQUES pour une bonne respiration :
- Nous avons déjà étudié la respiration abdominale et je la recommande à beaucoup de gens car nous avons surtout appris à respirer par la partie haute des poumons, donc il est impératif d'utiliser au maximum toute la surface des alvéoles pulmonaires.
- La méthode dite par essoufflement qui consiste à respirer trés rapidement à fond.
- Penser à libérer votre poitrine de toutes les entraves qu'elle peut avoir, position penchée en avant, ou vêtements trop serrés.
- La respiration rythmée qui consiste à inspirer et retenir sa respiration pendant quelques secondes, expirer et, les poumons vides, rester quelques secondes. Cette respiration produit un appel intense d'oxygène et donc une fixation élevée. Prenez le rythme qui vous convient pour cet exercice.
-  La respiration diaphragmatique et la rééducation de cet organe si important et si méconnu. Les mains sur les genoux, penché en avant, expirer et lorsque les poumons sont vides, remonter les organes de l'abdomen à l'intérieur de la poitrine, plusieurs fois de suite et refaire cet exercice avec les poumons pleins. En fait c'est une respiration rythmée en position penchée en avant avec en plus l'exercice du diaphragme.
- Et puis si ça vous pèse vous pouvez toujours aller courir, faire du vélo, de l'exercice, et ce sera la nature qui vous obligera à respirer, même inconsciemment.
- Fuyez l'air vicié des lieux clots et des villes. Dès que vous le pouvez allez marcher dans les bois de pins qui en plus de filtrer l'air de plus en plus pollué, vous rechargeront en ions négatifs. Les arômes produits par la forêt seront tout bénéfice pour toutes les maladies du système respiratoire et ceux-là sont hautement assimilables.
- Sachez aussi que la peau respire, donc le plus souvent possible découvrez-vous au maximum, et n'ayez pas peur de vous mettre nu devant la fenêtre, ça calme les nerfs et cela agit un peu comme le bain froid de Kneipp.
par Fernand Joubert publié dans : santenature communauté : Santé alternative
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Mardi 22 janvier 2008
Parmi toutes les techniques alimentaires de guérison il en est une dont je n'ai pas encore parlé. Nous avons parlé du Jeûne, de la macrobiotique, des monodiètes, alors aujourd'hui nous allons parler du crudivorisme.
TECHNIQUE :
Elle est on ne peut plus simple, aucun aliment qui soit passé par le feu, tous les aliments sont crus et dans leur état naturel. Cette alimentation permet aux aliments de garder intacts tous leurs éléments et à votre organisme de les assimiler parfaitement. Chacun sait que la cuisson dévitalise les aliments, les vitamines, les minéraux, les arômes, tout est parti dans l'eau de cuisson ou a été détruit.  C'est une certitude, les aliments crus sont vivants et pleins d'énergie et nous apporte les éléments nécessaires à une trés bonne santé. L'évolution de l'homme date de plusieurs milliers d'années et le moment où l'homme a connu le feu, représente un instant par rapport à l'ensemble. Les animaux sauvages sont des exemples pour nous et nous sommes bien obligés de constater que de toutes les espèces vivantes, l'homme est le seul qui tombe malade. Les animaux sauvages meurent de vieillesse ou d'agression. Quant aux animaux domestiques ils mangent ce que nous leur faisons manger donc ils sont malades comme nous le sommes. Et avez-vous vu un animal sauvage cuire ses aliments ? Toute leur alimentation est crue, bien entendu, et telle que le créateur leur a servie.
LES BIENFAITS :
- Laissez-moi d'abord vous dire que j'ai connu des médecins qui étaient enthousiastes au sujet de l'alimentation crue et qu'ils n'hésitaient pas à dire que c'était la médecine suprême guérissant toutes sortes de maladies et même les plus incurables.
- Croquez une pomme et vous comprendrez que la mastication aidant, vos dents vont devenir plus fortes, plus solides et plus belles.
- Ajoutez à cela que votre estomac vous en saura gré, lui qui déteste lorsque vous mangez chaud, quant aux fibres, vous n'en manquerez plus.
- Abondance de vitamines, minéraux, directement assimilables. Tous les enzymes, les sels, les glucides, protides et lipides sont dans leur état organique naturel et l'organisme les reconnait facilement et  les assimile parfaitement, sans fatigue. La châleur nécessaire à la cuisson détruit  les vitamines A, B5, B6, B9, B12, B15, C, E,  et F. Et la cocotte minute est encore plus meurtrière pour nos vitamines et elle ne laisse pratiquement plus rien en vie. Si on ajoute que l'eau de cuisson enlève 70% des vitamines et minéraux restant, on peut se faire une idée de l'énergie qui reste dans nos aliments cuits.
- Lorsque l'on mange cru, on voit ce qu'on mange, entre autre, l'état de fraîcheur de l'aliment. Si on le fait cuire, comment savoir si cet aliment était frais. Les aliments crus ne fermentent pas facilement.
- Quoi de plus facile que de manger cru ! Vous économisez du temps, du travail de préparation des plats et de l'argent.
- L'aliment cru est un aliment vivant, l'aliment cuit est un aliment mort. L'état colloïdal de la cellule de l'aliment cru et frais est une constante qui spécifie le vivant. Alors que l'état floculé de la cellule cuite signifie la mort de cette cellule.
- La digestion est plus facile lorsque l'aliment est cuit, mais est-ce un avantage ou un inconvénient ? N'est-ce pas une caractéristique de nos systèmes digestifs délabrés ? Car c'est vrai que l'alimentation crue nécessite un effort digestif, l'estomac travaille, l'intestin aussi, mais le travail est nécessaire à la vie, comme le sport, une fonction qui ne joue plus s'amenuise et disparait. Et lorsqu'on vous dit mangez cuit, cela équivaut à vous dire,"vous qui avez un estomac débile, vous ne pouvez plus manger que du cuit, plus facile à digérer". Les organes de la digestion doivent travailler, c'est leur rôle, et l'alimentation crue les aide dans ce sens.
- En bref, avec l'alimentation crue vous vous régénérez et avec l'alimentation cuite vous vous débilitez. 
- Il faut dire aussi qu'à l'origine l'homme vivait sous des températures plus clémentes, surtout si le berceau de l'humanité se situe en Afrique comme on le dit, aussi l'alimentation crue était facile à pratiquer et on n'avait pas besoin de beaucoup de calories. Les macrobiotiques disent que l'aliment cru est un aliment "froid" alors que l'alimentation cuite est "chaude". Et donc, pour ma part je ne conseille à personne de se mettre à manger cru entièrement.. Mais je considère que cette alimentation doit être connue car elle est un moyen agréable et relativement facile pour se régénérer rapidement. Et puis , il faut dire aussi que certains ont attribué l'avènement de l'homme moderne et Intelligent à la cuisson des aliments, ce qui a fait la différence avec les animaux. Je pense  que la différence existait déjà avant le feu, l'homme a toujours été supérieur aux animaux.
- Une tendance du crudivorisme c'est l'Instinctothérapie, qui préconise de ne manger que des aliments dont on a envie. Ici, c'est l'instinct qui domine, en utilisant l'odorat et le goût, l'homme choisissant ainsi les aliments qui lui conviennent le mieux pour son organisme. Nous trouvons ainsi beaucoup de fruits dans ce régime alimentaire,  qui accepte la viande et  refuse les produits laitiers. Maintenant, se fier à son instinct pour se nourrir, c'est quand même trés risqué car l'instinct a foutu le camp depuis longtemps et ce qu'ils appellent l'instinct ce serait plutôt une envie,  qui elle-même est la conséquence de tout ce que l'individu a connu jusqu'à ce jour. Donc le concept de base me parait difficile à accepter, mais c'est sûr que cette alimentation est trés agréable à suivre.
- Il nous faut parler aussi d'un phénomène qui peut ajouter de l'eau au moulin de la théorie crudivoriste c'est la leucocytose produite lorsqu'on ingère un aliment cuit. En effet, comme vous le trouverez trés bien expliqué sur le blog de Billot, lorsque vous ingérez des aliments cuits, il y a leucocytose, ce qui semble vouloir dire qu'il y a agression, et que l'organisme mobilise ses forces pour se défendre contre cet intrus.
- Les inconvénients du crudivorisme sont nombreux et liés semble-t-il à cette alimentation qui n'est pas adaptée à notre climat. Certains médecins ont noté de la déminéralisation, fatigue, frilosité, engelures, amaigrissement, hypotension, impuissance, frigidité, spasmophilie et dépression. Il est évident que ce constat ne concerne pas tout le monde. Il faut faire un distingo entre la personne ronde, bien en chair, rouge de figure, musclée, prospère, qui, elle pourra tirer un grand bénéfice de la consommation de fruits, et de l'autre, une personne maigre, dévitalisée, pâle, qui, elle, devra s'abstenir de pratiquer cette technique car elle ferait invariablement parti de la liste de malades. Les intestins fragilisés devront être aussi trés prudents car la quantité de cellulose qui transite est importante.
- A la lumière de ces quelques restrictions, il faut choisir son moment pour utiliser le crudivorisme, et l'été, une saison chaude et où les fruits abondent semble tout à fait indiqué pour bénéficier d'une bonne cure de cru. On risquera moins de se "refroidir" et de se dévitaliser.
- En conclusion, je suis sûr que cette technique est excellente pour se revitaliser, surtout en été, pour se nettoyer, pour se soigner et extirper beaucoup de maladies mais comme beaucoup d'alimentations différentes, il faut être prudents pour la mettre en pratique et surtout ne la conserver que le temps de la régénération. Pour l'alimentation traditionnelle 50 % de l'alimentation crue me parait être un bon pourcentage et un bon compromis.
par Fernand Joubert publié dans : santenature communauté : Bien-être
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Vendredi 18 janvier 2008
On ne parle plus que des oméga 3, si vous en manquez, vous allez mourir ; Ils sont bons pour tout, ces acides gras essentiels. Ils sont la clé de la santé. Et d'ailleurs les Inuits et les japonais, gros consommateurs de poisson, sont moins touchés par les maladies cardio-vasculaires. Ils ont une action bénéfique sur l'activité du cerveau et par voie de conséquence, si vous ne voulez pas être alzheimer dans quelques années, il faut des oméga 3 car le cerveau est l'organe le plus gras du corps et les oméga 3 représenteraient 15 à 20% de ces graisses. Ils auraient une action préventive sur le cancer, pour avoir une jolie peau, et j'en passe. 
Ils sont tellement bons que je me demande comment faisaient nos grands pères pour venir à 100 ans, et ils étaient nombreux, et pourtant ils ne connaissaient pas les oméga 3. Et les transports ne favorisaient pas, comme aujourd'hui, l'acheminement convenable du poisson et on n'en trouvait pas en abondance dans le centre de notre pays.
Je ne doute pas un seul instant que la chair des poissons est préférable à celle de la viande. D'ailleurs la teneur en oméga 3 varie entre 15 et 36% dans les poissons alors que pour la viande, ce taux varie entre 1 et 4%. Mais vous ne mangez presque plus que des poissons d'élevage qui sont eux-mêmes nourris avec des aliments à base d'huile de poisson, d'où la forte concentration en oméga 3. Ce taux se bonifie également par le froid et c'est ainsi que les poissons des mers froides sont plus riches en oméga 3. Chez nos éleveurs on combine l'alimentation des poissons d'élevage en leur fournissant d'abord des huiles végétales et ensuite des huiles de poisson un peu avant la vente afin d'enrichir la chair des poissons en oméga 3. Et j'ai lu quelque part qu'il est possible dès à présent, de contrôler de façon efficace la composition des poissons par les pratiques d'élevage pour optimiser la teneur en composés bénéfiques pour la santé humaine.
Je vous avoue que ça me fait un peu peur, ils vont nous rejouer Frankeinstein, à force de trafiquer nos aliments. Personnellement, je suis pêcheur de truites et je souhaite trouver encore longtemps  des truites sauvages. Ce sont des poissons gras riches en oméga 3, et puis on peut les considérer encore comme des aliments naturels. Pour combien de temps ?

CONTROVERSE :
Une nouvelle étude britannique vient remettre en question les vertus tant vantées des acides gras oméga 3. Et cette étude a  conclu que si l'usage des oméga 3 ne semble pas être préjudiciable à la santé, ils n'ont par contre aucun effet bénéfique sur la mortalité, les évènements cardio-vasculaires (ce pourquoi ils sont tant aimés) ou le cancer.
Considérées comme essentielles pour la santé humaine, les huiles contenant des oméga 3 ne peuvent être fabriquées par l'organisme. Et il faut donc en consommer. La publicité s'est emparée des oméga 3 qui auraient une action sur les fonctions mentales, sur la fonction cardiaque et sur la mémoire, mais tout ceci est trés controversé, car ces allégations ont toutes une origine scientifique douteuse. Cette nouvelle étude, publiée dans le british médical journal, vient remettre en question toutes ces supposés vertus.
Il ressort de leur analyse que les effets des oméga 3 sont contradictoires. La plupart des études ont mis en évidence  un effet bénéfique négligeable.
 Mieux, en 1989, une étude avait relevé que les oméga 3 avaient, tout au plus, un effet légèrement nuisible. En effet, le groupe qui avait pris des oméga 3 avaient eu plus de mort subite que le groupe témoin. Par contre, il s'agissait là de test avec des suppléments alimentaires en oméga 3, et pas d'oméga 3 pris dans du poisson gras, c'est à dire à l'état naturel. Ces tests ont été effectués en vue de tester l'effet des oméga 3 dans l'angine de poitrine et les victimes d'infarctus. Ils en ont conclu qu'il n'était pas recommandé d'ajouter des oméga 3 dans le menu de ceux qui souffraient d'angine de poitrine ainsi que des personnes saines. Surtout qu'ils ne sont pas persuadés que la quantité de poisons contenus dans la chair des poissons (mercure et produits chimiques de type dioxine) n'apporte pas plus d'inconvénients que d'avantages.
Mais ça n'empêche pas les américains d'élever des porcs génétiquement modifiés qui synthétisent leurs propres oméga 3 afin de tester s'ils protègent bien la santé du coeur. Et on parle également des oeufs qui sont enrichis en oméga 3.
Si, Si ! ce sont encore des aliments. Ils ne vont pas tarder à empêcher le coq de faire sa gymnastique sur son harem sous prétexte que cela nuit à la production d'oméga 3.
C'est tout de même curieux que des hommes veuillent à tous prix modifier les choses naturelles, tout est déjà harmonieusement distribué et je ne doute pas un seul instant que la nature telle qu'elle est, nous apporte les éléments nécessaires à une bonne santé. 
Alors, en conclusion, je ne suis pas persuadé que les oméga 3 soit nuisibles, mais un peu de mesure en tout serait préférable et ce matraquage publicitaire me ferait presque croire qu'ils sont malsains. En tous cas, je pense qu'ils faut toujours préférer les aliments dans leur forme naturelle plutôt qu'en comprimés. Et si les oméga 3 sont bénéfiques (ce qui reste à prouver) il vaudra toujours mieux les trouver dans la chair d'un bon poisson, ou d'une huile de qualité de colza, de noix, ou encore dans la mâche ou le germe de blé.
par Fernand Joubert publié dans : santenature communauté : Notre sante
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