Signes morphologiques de la maladie

Publié le par Fernand Joubert

L'étude morphologique des détails du visage doit venir compléter l'examen typologique général et fournir ainsi les signes avant-coureur de la maladie. La moindre partie de notre corps reflète le corps tout entier. Mais entre deux éléments il faut choisir le plus grand, le corps entier plutôt que l'ongle par exemple. Les formes du visage reflètent fidèlement les formes du tronc. Les déformations qui les marquent prennent deux voies : celle de la dilatation et celle de la rétraction. On compte 3 types de dilatés et 3 types de rétractés.

LE DILATE SANGUIN : premier type dilaté, il est tout en rondeurs. C'est le bon vivant, jovial sympathique, mais manquant de discipline. A table, il devient rouge.
Physiologiquement, il surmène son système cardio-vasculaire. La plupart des hypertendus, artériteux, athéromateux, appartiennent à ce type. Ils peuvent souffrir de coronarites et infarctus du myocarde.

LE DILATE DIGESTIF : S'arrondit encore plus vite que le précédent. Il change son muscle en graisse. Double menton et ventre rebondi apparaissent chez ce type. Alors que le sanguin aime le contact avec le public (c'est souvent un chanteur, un tribun, etc..) le digestif pense avant tout à la table. C'est un gastronome.
Les troubles physiologiques qui le guettent à l'usure, porteront sur l'estomac (ulcère), le foie et le pancréas. La plupart des diabétiques florides sont des dilatés digestifs.

LE DILATE OBESE : Il est l'extrême de cette lignée des dilatés. On distingue, à ce niveau, deux types L'OBESE ROUGE  (athlétique et encore valable) et L'OBESE BLANC (spongieux qui a perdu toute valeur) Le système vasculaire de retour est déficient. Les glandes endocrines szont épuisées. Les spongieux sont des malades chez lesquels rien ne fonctionne plus.
Tous les dilatés ont la peau rouge ou rose. Seul le dernier (le spongieux ) est blanc. Tous aiment l'eau  froide, sauf encore le dernier. Aucun n'accepte de faire un régime et encore moins de faire de l'exercice, sauf parfois le sanguin parce qu'il peut réussir dans un sport.

LE RETRACTE RESPIRATOIRE : Il se caractérise par une intelligence logique, par rapport à celle du sanguin qui est plus intuitive.
Sur le plan physiologique, et lorsqu'il se surcharge, on voit apparaitre rapidement des troubles variés (rhume, bronchite, asthme en vieillissant) alternant avec des crises d'eczéma ou de rhumatismes. C'est un hépatique qui filtre mal ses déchets colloïdaux. La tuberculose frappe les plus faibles de ce type, appelé aussi neuro-arthritique.

LE RETRACTE CEREBRAL : Il a perdu le contrepoids musculaire. Sur le plan organique, qui nous occupe ici en priorité, se manifeste de l'insomnie, des migraines, des troubles variés de déséquilibre du sympathique, des états dépressifs, etc.. Fatigué, il devient irritable et agressif et fait souvent de la neurasthénie.

LE RETRACTE NERVEUX : C'est le dégénéré extrême de la lignée des rétractés. C'est le type de l'agité, de l'impulsif, du maniaque sans qualités intellectuelles. Tour à tour excité ou déprimé, il sombre souvent dans le pessimisme, et se crée un monde intérieur. On rencontre, dans les asiles, beaucoup de sujets de ce type, allant des simples obsédés ou anxieux jusqu'aux fous délirants ou incohérents.

Tous les rétractés ont tendance à avoir la peau jaune (là encore sauf le dernier dont la peau prend une couleur verdâtre ou grisâtre) Tous, sans exception, aiment l'eau chaude et les bains supercaloriques. Le respiratoire aime toujours l'exercice et le sport, où il réussit trés bien. Le  cérébral ressent la nécessité de pratiquer du sport ou de l'exercice mais les moyens lui manquent. Quant au nerveux, il refuse toute discipline physique. Les 3 types acceptent trés bien des règles de vie portant sur la diététique et la nutrition.

Parmi tous ces types les premiers de chaque lignée Dilaté sanguin et rétracté respiratoire sont incontestablement les meilleurs sur tous les plans. Mais en général les dilatés ne sont jamais malades alors que les rétractés sont toujours malades. Mais ce qui parait être un avantage dans un premier temps le devient beaucoup moins en vieillissant. Car le fait de ne jamais faire d'élimination (rhumes, bronchites, etc...) lui nuit, il accumule beaucoup de toxémie et meurt souvent jeune (infarctus, troubles ciculatoires,...). Alors que les rétractés font souvent de petites maladies et de ce fait n'accumule pas de toxémie. Ils ont éliminé toute leur vie. Et chez nous un dicton de nos anciens disait "Piou, Piou, lounten viou", ce qui veux dire celui qui est toujours malade vivra longtemps.

Publié dans santenature

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marianne 15/05/2007 09:01

Faut il vraiment se reconnaître dans un de ses types ? Parce ce que pour le coup, je déprime !