La BOULIMIE

Publié le par Fernand Joubert

Toujours dans le cadre de ces maladies psycho-somatiques qui pullulent, nous allons parler aujourd'hui de la Boulimie.
Oh, Bien sûr elle n'est pas aussi dangereuse que l'anorexie, mais elle lui ressemble pourtant, en ce sens que c'est également une perte de contrôle du comportement alimentaire avec une pulsion irrésistible à manger. Et là aussi ce sont les filles qui sont les plus touchées par ce phénomène. On pense que 3 collégiennes sur dix connaissent ce genre de problème. C'est tout de même paradoxal car ces dames ne pensent que régime amaigrissant, ne parlent que calories, que prise de poids et ce sont pourtant elles qui perdent leur contrôle en priorité.
Les crises de boulimie durent une heure ou deux mais pendant ce temps il n'y a plus de frein, l'adolescente mange n'importe quoi, les aliments les plus caloriques, les plus sucrés, jusqu'à en être malades et à vomir. Et curieusement ce sont souvent les mêmes qui sont adeptes de régimes stricts qui alternent avec des périodes de boulimie. La différence avec les anorexiques c'est que la boulimique est consciente de son état et s'en veut de sa faiblesse mais toujours aprés avoir bien mangé, car elle succombe toujours. Et  les régimes qu'elle entreprend sont souvent trop stricts et entraînent le plus souvent une autre crise de boulimie.
La boulimie a souvent une cause d'ordre psychologique, liée à de la dépression ou à un autre trouble psychologique. On peut aussi la comparer à une addiction comme l'alcoolisme ou la toxicomanie. La nécessité de manger est impérieuse et irrépressible. On mange trés vite, en abondance et n'importe quoi, sans même le mâcher, la perte de contrôle est totale. Mais comme on ne se refait pas, ces jeunes filles ne veulent pas grossir, et souvent elles en viennent à se faire vomir. Elles souffrent d'un sentiment de culpabilité et de honte qui les fait quelquefois fuir la société et cet isolement est dangereux psychologiquement. Heureusement, elles sont conscientes de leur faiblesse et acceptent de se soigner ce qui n'est pas toujours le cas des anorexiques.
Les causes peuvent se retrouver dans la jeune enfance. Beaucoup de parents ont inculqué à leurs enfants qu'il faut manger par peur de s'affaiblir, tomber malade et même mourir, et  l'abondance de nourriture est devenu un réflexe naturel et spontané, un instinct de survie en quelques sorte. Ils mangent avant d'avoir faim pour prévenir une frustration de nourriture qu'ils craignent.
Une autre cause peut trés bien être causée par des périodes vécues de privation. Je me souviens avoir vécu une scène terrible d'un enfant qui vivait dans une famille macrobiotique. Cet enfant se jetait sur la nourriture comme un mort de faim et une fois je l'ai vu  faire une crise de nerfs devant une pomme que ses parents lui refusaient. (Trés peu de crudités dans la macrobiotique). Il est évident que ce genre d'incident et d'épreuves peut trés bien inculquer à l'enfant un comportement irrationnel vis à vis de la nourriture. L'avidité peut trés bien demeurer dans son inconscient et entraîner des troubles boulimiques, par la suite.
Les TRAITEMENTS : 
- La recherche des causes est essentielle comme toujours. Il faudra rechercher s'il s'agit d'un problème psychologique, d'un régime déséquilibré, ou d'un facteur autre. Il est nécessaire que le patient lui-même soit conscient de l'origine de son trouble. On peut trés bien lui expliquer qu'une abondance de nourriture n'entraine pas forcément un accroissement de la force ou de l'énergie, bien au contraire, avec l'hyperleucocytose qu'elle provoque, la fatigue digestive en plus, cela produit plutôt une agression énorme pour l'organisme et donc une fatigue supplémentaire.
- On devra veiller à un bon fonctionnement de la sphère hépatique et pancréatique et à ce sujet le Fénugrec est trés bon. On peut en prendre tous les matins à jeun. On peut alterner avec  une cuiller à café d'argile buvable le matin à jeun.
- Le soir au coucher faire un cataplasme chaud d'argile sur la zone hépatique.
- Le matin prendre un bain de siège froid qui tonifie tout le système nerveux en le rendant plus tonique.
- Ne pas ajouter la frustration aux troubles du malade en le privant de nourriture mais essayer de le canaliser vers des aliments vivants, crudités, fruits et  légumes.
- Il faut régulariser l'activité de l'hypothalamus qui joue un rôle important dans le  métabolisme et on peut prendre une dose de Hypothalamus 9CH, 1 dose tous les 10 jours.
- La couleur violette modère l'hypophyse et la circulation intra-cranienne. Bien sûr vous comprendrez que ce ne sont pas là des médicaments miracles mais de petits riens peuvent néanmoins aider.
- Les cures de jus de fruits pas trop poussées peuvent être utiles : Par exemple une cure de jus de fraises (régulateur hépatique, nerveux et endocrinien), de Cassis (fonctions glandulaires), ou d'ananas (fonction thyroïdienne).
- Comme toujours un retour à une vie naturelle et active sera particulièrement bénéfique ainsi qu'une vie affective harmonieuse et sereine.
- L'hydrothérapie froide sera trés bénéfique dans ce cas et on peut l'utiliser de multiples façons. Les bains de siège froids de Kneipp ou les bains de siège à friction de Khune, la marche pieds nus dans la rosée du matin.

Publié dans santenature

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Scam Support OmniTech 11/08/2014 14:35

Bulimia is a disease that has to be dealt seriously. You have pointed out some interesting events associated with it and I think I have a better overview of the dangers involved with it. I appreciate you for writing such a thread that contains some useful hints about the disease.