Autres EXPERIENCES DU JEÜNE

Publié le par boisvert

 
Les confirmations des bienfaits du jeûne par le laboratoire ne manquent pas;  mais elles ne sont pas nécessaires.  La science n'est pas limitée au laboratoire et l'observation humaine est souvent aussi digne de confiance dans le domaine de la pratique que dans celui de l'expérience.  Une grande partie du travail expérimental sur le jeûne chez l'homme comme chez les animaux, a été faite par des hommes de laboratoire renommés.  Peu d'attention a été accordée par    ces hommes à la valeur du jeûne dans les cas de 'maladie', mais leur travail a de la valeur pour nous dans une étude générale du sujet.
 
"En 1915, Frederich M. Allen, de l'hôpital de l'Institut Rockfeller, 'découvrit le traitement du diabète par privation de nourriture'.  Le Dr Dewey employa avec succès le jeûne pour le diabète bien avant  1878;  tandis que le Dr Hazzard l'employait antérieurement à 1906.
 
En 1923 fut publié 'Le jeûne et la sous-alimentation' (les titres sont traduits ici mais ces ouvrages ont été édités en anglais) de Sergius Morgulis, Professeur de Biochimie à l'Ecole de médecine de l'Université du Nebraska.  C'est une étude approfondie sur le jeûne, l'inanition et la sous-alimentation, poussée aussi loin que ces sujets aient été étudiés en laboratoire.
 
L'ouvrage principal de Morgulis est rempli de données techniques sur les effets de l'abstention de nourriture sur le corps entier et sur ses diverses parties.  Cependant, étant donné que la plupart de ses constatations sont basées sur des expériences faites sur des animaux, puisu'il a choisi d'ignorer les ouvrages sur le jeûne par ceux qui l'emploient ... les conclusions auxquelles il parvient dans cet ouvrage peuvent être acceptées seulement d'une façon générale et ne s'harmonisent pas toujours avec les découvertes de ceux qui surveillent des jeûnes volontairement entrepris par des hommes et l'emploient particulièrement pour soigner des malades."


tiré du livre "Jeûner pour sa santé"
 
 
En 1830, le Dr Isaac Jennings, un médecin américain, soignait une jeune fille atteinte du typhus;  sa patiente étant très souffrante, même la prise de médicaments s'avérait dangereuse.  Le dr Jennings se résigna à l'abandonner" à son sort, après avoir recommandé de lui faire boire de l'eau pure et de la laisser au repos.  À sa grande surprise, la jeune fille prit du mieux et se rétablit complètement du typhus.
 
Troublé par ce cas de guérison spontanée, le médecin en déduisit que le corps, dans sa sagesse, travaille avec dynamisme à son propre rétablissement et qu'il ne faut pas aller à l'encontre de ses "intentions".  Il observa que la vie s'exprime d'après des lois d'économie d'énergie, en faisant usage de la vitalité de la manière la plus constructive.  "Ne rien faire" et "laisser le corps combattre la maladie" devinrent donc les prémisses de la médecine du Dr Jennings.  Pour rassurer ses patients, il leur donnait des pilules de pain et de l'eau colorée;  par l'usage de placebos, il pouvait observer ses malades sans que ces derniers ne se méfient de son "laisser-faire".
 
Le Dr Jennings obtint des succès phénoménaux, et après vingt années d'"imposture", il confessa, pour soulager sa conscience, le secret de ses réussites;  l'usage illusoire de placebos et sa conviction profonde que le corps se guérit lui-même.

En ce qui concerne l'état d'acidose, qui est un phénomène tout à fait normal lors d'un jeûne, voici ce que mentionne le médecin français Dr Jean-Pierre Willem à ce propos:
 
"Les cellules cancéreuses, bouffeuses de sucre à outrance, ne peuvent survivre dans un organisme en jeûne parce qu'il est en état d'acidose légère.  En obligeant l'organisme à consommer ses réserves, on crée un état acidosique, qui est le principal facteur d'extinction de la cellule mutée.  Lors du jeûne prolongé, l'organisme s'acidifie d'une manière stable, et le cancer ne peut plus utiliser le sucre dont il a tant besoin pour proliférer.  En nous soumettant à un jeûne périodique, nous détruisons les cellules cancéreuses ou mutées de notre organisme avant que ces cellules cancéreuses ou mutées de notre organisme  prolifèrent et créent des dommages importants."

Je ne saurais trop vous recommander de vous intéresser à cette formidable thérapeutique qu'est le jeûne. Bien sûr vous n'êtes pas obligés de vous lancer tout de suite dans un grand jeûne d'une vingtaine de jours, mais une petite expérience de 1, 2, ou 3 jours vous serait déjà extrêmement bénéfique, et vous apporterait une expérience sans précédent. Car peu de maladies "incurables" résistent à la puissance thérapeutique d'un jeûne bien conduit. Les longs jeûnes sont faits pour les maladies graves et les jeûnes courts peuvent être entrepris simplement pour conserver un état de santé supérieur. On ne jeûne pas pour le plaisir, bien sûr, mais lorsque la maladie que l'on prétend incurable est là, il n'y a pas à hésiter, il y a encore le jeûne. Hélas, les troubles occasionnés par le nettoyage effectué par le jeûne se situent surtout dans les premiers jours, aprés, les troubles s'estompent et le jeûne se poursuit plus tranquillement. De sorte que les premiers jours sont les plus pénibles et que les jeûnes courts sont les plus difficiles à effectuer. La faim tenaille les entrailles alors que par la suite elle disparait totalement.

 

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