Beljanski

Publié le par boisvert

Tiré d'un site ami : Passeport Santé, quelques lumières sur les produits Beljanski.

Des produits naturels pour traiter les cancéreux

29 octobre 2001 – Les « produits Beljanski », des extraits à base de plantes, s'attaqueraient aux cellules cancéreuses en préservant les cellules saines. Non toxiques, ils permettraient également aux patients de beaucoup mieux supporter les traitements de chimiothérapie et radiothérapie et même de les rendre plus efficaces. Natural Source International, la compagnie qui fabrique et distribue ces produits, était de passage au Québec en octobre pour donner une série de conférences sur le sujet.

Petit historique

L'histoire des produits Beljanski est très complexe : actuellement fabriqués aux États-Unis, ils n'ont jamais été approuvés comme médicaments en France, malgré les tentatives en ce sens de Beljanski et de son équipe. Pourtant, selon Natural Source International, des milliers de personnes utilisent ces traitements pour traiter leur cancer sous la supervision de certains médecins.

Mirko Beljanski, chercheur en biologie moléculaire à l'Institut Pasteur en France pendant 30 ans, a publié plus de 130 travaux dans des revues scientifiques entre 1949 et 2000; il est décédé en 1998. Au cours des années 1970, le professeur Beljanski a émis des hypothèses avant-gardistes sur le fonctionnement du code génétique, plus particulièrement sur le rôle clé de l'ARN et sur une enzyme appelée la transcriptase inverse. Cependant, ses recherches ont été ignorées par la communauté scientifique française, notamment, parce qu'elles allaient à l'encontre des hypothèses admises à l'époque en biologie moléculaire : on pensait que l'ADN était le support unique du code génétique de la cellule et que l'ARN était un simple messager1. Les hypothèses de Beljanski seront néanmoins confirmées par des chercheurs américains au cours des années 1980 : l'ARN peut être transcrit en ADN grâce à la transcriptase inverse. Ces travaux ouvriront de nouvelles perspectives sur le fonctionnement du cancer. On comprend, entre autres choses, que l'ADN des cellules cancéreuses est déstabilisé : les brins des chaînes sont désappariés (écartés), ce qui rend les cellules fragiles aux attaques de certains agents cancérogènes et active leur réplication : un cercle vicieux est alors enclenché.1.

Au cours de ses travaux, Beljanski met au point un procédé d'analyse (Oncotest) qui lui permet de détecter en quelques heures le potentiel cancérogène d'une substance à des concentrations très faibles2. Grâce à ce procédé, il identifie deux plantes dont les alcaloïdes agissent de façon sélective sur les gènes des cellules cancéreuses : par un processus mécanique qui resserre les liens d'ADN désappariés, elles bloquent le fonctionnement des enzymes de réplication et de transcription et provoquent la mort de la cellule cancéreuse, sans léser les cellules saines3. Voilà qui est intéressant puisque le principal problème de la radiothérapie c'est qu'elle détruit tout, même les cellules saines.

Des produits et des plantes

La flavopéreirine, tirée du Pao pereira (un arbre d'Amazonie), agirait sur toutes les formes de cancer, tandis que l'alstonine, tirée du Rauwolfia (une plante africaine) serait plus efficace dans les cas de cancers hormonaux. Ces deux produits, appelés respectivement Pao V et Rovol V, ne provoqueraient aucun des effets secondaires nocifs et extrêmement désagréables des traitements de radiothérapie et de chimiothérapie et seraient même plus efficaces lorsqu'ils sont jumelés à ces derniers. En effet, les extraits se fixent encore mieux sur l'ADN cancéreux, car sa déstabilisation est accentuée par ces traitements.

Un autre produit tiré du Gingko Biloba (différent des suppléments de gingko habituellement offerts), le Gingko V, réduirait la fibrose provoquée par les radiations. Enfin, le Real Build, dérivé de l'ARN de la bactérie E. Coli aurait la propriété de protéger les cellules au moment des traitements de radiothérapie et de chimiothérapie et donc de diminuer de beaucoup les effets secondaires des traitements classiques.

Pas d'étude

Même si de 3 000 à 5 000 personnes prennent actuellement des produits (certains sous la supervision de médecins), aucune étude clinique ou épidémiologique n'a été faite pour comparer les résultats obtenus avec les produits Beljanski et les traitements classiques. Pour sincères qu'ils puissent être, les témoignages de quelques médecins et patients ne sont pas suffisants pour obtenir un aval scientifique. Pour l'instant, les successeurs de Beljanski n'ont pas obtenu le financement nécessaire pour ces études extrêmement coûteuses.

Des produits coûteux

Les produits Beljanski sont fabriqués aux États-Unis et vendus par Natural Source International par Internet. Ils coûtent entre 1,05 $ et 1,30 $ l'unité et sont considérés comme des suppléments alimentaires en vertu de la réglementation américaine. Selon le traitement et selon le poids du patient, celui-ci prend de 6 à 12 capsules par jour. La compagnie travaille actuellement à la mise au point d'une molécule de synthèse qui serait plus efficace et permettrait de baisser les coûts de production, mais ces travaux ne seront pas terminés avant trois ans. Les successeurs de Beljanski affirment également que leurs produits peuvent aider les personnes atteintes de SIDA, de lupus et d'autres maladies auto-immunes.

Situation litigieuse

Dans la saga qui a opposé Mirko Beljanski aux autorités médicales pendant de nombreuses années, un verdict a été prononcé au printemps dernier pour exercice illégal de la pharmacie. Plusieurs personnes, dont Mme Monique Beljanski, la veuve du professeur, et des patients, ont été condamnées à des peines de prison avec sursis et à de lourdes amendes. Les avocats ont déclaré vouloir en appeler de cette décision. Les tenants et aboutissants de ce procès-fleuve sont complexes. Résumons le tout en disant que d'un côté les successeurs de Beljanski sont convaincus d'avoir en main des produits efficaces, mais disent être aux prises avec des adversaires utilisant des manoeuvres douteuses pour saboter les travaux du chercheur. De l'autre côté, on reproche à Beljanski d'avoir remis des dossiers incomplets, ce qui a justifié le rejet de l'approbation comme médicament, d'avoir ouvert de multiples sociétés commerciales plutôt opaques et d'avoir incité des patients à abandonner leurs traitements classiques pour ne prendre que les produits en question.4Notez qu'actuellement, les successeurs de Beljanski recommandent aux patients de poursuivre leurs traitements de radiothérapie et de chimiothérapie.


Françoise Ruby – PasseportSanté.net


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Kauet 22/06/2014 23:37

Je ne comprends pas pourquoi Lutter contre une personne dont les produits permettraient de reduire le cout

Joelaindien 01/11/2012 21:28

Hello ! un passage et un petit coucou pour te signaler que suite à l'ouragan Sandy, et les debâts sur les conséquences du réchauffement climatique j'ai fait une carte des catastrophes naturelles
dans le monde depuis 2008, très instructif sur certains points ! @+

m-bellane 31/10/2012 13:13


j'ai déja eu des lestures sur  Beljanski**


bonne journée