BIO DANGEREUX

Publié le par boisvert

Je vous transmet la lettre de JM DUPUIS car elle m'intéresse au premier point car étant régulièrement attaqué sur le bien fondé des médecines naturelles par un membre de la secte zététique (le scientifique, ou rien), je n'ai pas été oublié et j'ai moi-même reçu la lettre de cette Amy PARKER, qui vous l'avouerez, a été bien martyrisée pendant son enfance par sa mère. Le BIO lui ayant pourri la vie. Mais je vous laisse lire, c'est vraiment passionnant et je remercie JM DUPUIS d'avoir mené l'enquête.

Trop de bio rend malade

Chère lectrice, cher lecteur, 

Un émouvant article a été publé dans le magazine en ligne Slate [1] : 

« Je suis la fille d'une ayatollah du bio des années 70. Je n'ai pas été vaccinée. Mon éducation a été gouvernée par des préceptes d'une draconienne salubrité : pas de sucre jusqu'à  l'âge d'un an, lait maternel au-delà  de la première année, légumes bios cultivés à  la maison, lait cru, pas de glutamate, pas d'additifs, pas d'aspartame. 

Ma mère avait recours à  l'€™homéopathie, à  l''aromathérapie, à  l'€™ostéopathie ; nous ingérions quotidiennement des suppléments de vitamine A C et d'Echinacea ainsi que de l'€™huile de foie de morue.»


L'auteur, Amy Parker, se présente comme une simple maman anglaise de deux enfants. Elle continue sur plusieurs paragraphes à  décrire le mode de vie sain de son enfance, avec peu de viande, de l'eau, la vie au grand air, pas de nourriture industrielle. Puis elle explique : 

« L'€™apparente salubrité de mon style de vie ne m'€™a pas empéchée de contracter la rougeole, les oreillons, la rubéole, un type de méningite virale, la scarlatine, la coqueluche, une angine par an et la varicelle. Lorsque j'€™avais une vingtaine d'€™années, on m'€™a trouvé des lésions précancéreuses dues au papillomavirus et avant qu'€™elles ne soient retirées, j'€™ai passé six mois de ma vie à  me demander comment j'€™allais annoncer à  mes enfants de moins de 7 ans que Maman allait peut-être avoir un cancer. 

Par conséquent, les craintes des militants anti-vaccins qui clament que nous nous faisons « stériliser l'€™immunité naturelle» ne marchent pas avec moi. Comment, malgré mon enfance idyllique et mon alimentation incroyablement saine, ai-je pu tomber sans arrêt et si atrocement malade ?»


Amy Parker explique ensuite que, grâce à  la vaccination, ses enfants sont beaucoup moins malades qu'elle : 

« Mes deux enfants vaccinés, en revanche, sont rarement malades et ont du prendre des antibiotiques au maximum deux fois dans leur vie. Pas comme leur mère. J'€™ai eu tellement de maladies nécessitant un traitement aux antibiotiques que j'€™ai développé une résistance, ce qui m'€™a conduite à  21 ans, à  être hospitalisée pour une amygdalite purulente résistante à  la pénicilline€“ vous savez, cette maladie de jadis qui aurait causé la mort de la reine Elisabeth et qui a été quasiment éradiquée grâce aux antibiotiques. 

Mes enfants n'€™ont contracté d'€™autre maladie infantile que la varicelle, qu'€™ils ont tous les deux eue alors que je les allaitais encore»


Cette histoire, qui continue sur plusieurs pages, a évidemment « fait le buzz» sur Internet. Sur le site américain de Slate, il a été salué par une ovation triomphale des anti-médecines naturelles, et a récolté 156 000 likes sur Facebook, signe d'une immense popularité. Sur le site français, les commentaires sont moins positifs mais l'article a déjà  plus de 22 000 likes

Le problème est que, à  y regarder de plus prés, il n'est pas sûr que ce « cri du coeur» vienne d'une simple maman qui n'aurait aucune intention derrière la tête. 

Le vaccin qui n'existait pas

Pour commencer, Amy Parker laisse entendre que c'est parce que sa mère était une « ayatollah du bio» et opposée aux vaccins qu'elle est si souvent tombée malade. 

Or, dans les années 70, en Angleterre, il n'y avait aucun vaccin largement diffusé pour aucune des maladies qu'elle dit avoir attrapées. 

Le vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéoles), appelé MMR en anglais (Measles, Mumps, Rubella) n'a été introduit en Angleterre qu'en 1988. Le vaccin contre la coqueluche n'est toujours pas obligatoire aujourd'hui. Et celui contre le papillomavirus encore moins, puisqu'il n'a été autorisé qu'en octobre 2006 par la Commission européenne ! 

Pire encore, elle cite la méningite virale, la scarlatine et les angines, alors qu'il n'existe pas et n'a jamais existé de vaccin contre ces maladies. Quant au vaccin contre la varicelle, le trés officiel Comité Technique des Vaccinations lui-même recommande de ne pas l'utiliser [3].

Ces éléments ont bien sûr éveillé immédiatement mon attention, ainsi que le fait qu'Amy Parker dit avoir été sans cesse traitée aux antibiotiques par ses parents, au point de développer une résistance. 

Pourquoi tant d'antibiotiques?

Pourtant, mise à  part la coqueluche, aucune des maladies qu'elle cite ne se traite par des antibiotiques. Les angines elles-mêmes sont en général d'origine virale, et les traitements antibiotiques ne sont alors ni nécessaires ni efficaces. 

On ne comprend donc pas pourquoi sa mère « ayatollah du bio» l'aurait bourrée d'antibiotiques. 

On comprend encore moins comment, par la seule grâce de la vaccination, ses enfants n'attraperaient pratiquement jamais de maladies : les rhumes, les gastro-entérites, les otites, les angines, la grippe sont des maladies très répandues, qui touchent indiféremment les  personnes vaccinées ou non. 

Drôles d'histoires...

Côté alimentation, la mère d'Amy Parker ne lui « donna pas de sucre jusqu'à  un an». On en déduit qu'elle se mit ensuite à  manger du sucre, et elle explique elle-même avoir bu du lait et ne signale aucune restriction particulière concernant le blé et le gluten. 

Je ne porte pas de jugement sur ce choix de régime alimentaire €“ chacun est libre de se nourrir comme il veut €“ mais il me semble tout de même exagéré de décrire comme une « ayatollah du bio» quelqu'un qui inclut sucre, lait et gluten dans son alimentation sans se poser plus de questions. 

Elle explique que sa mère lui interdisait l'aspartame. Mais l'aspartame n'existait pas en Angleterre dans les années 70 (il ne fut autorisé qu'en 1982). 

Elle affirme avoir été diagnostiquée à  l'âge de 20 ans, donc en 1997, de lésions précancéreuses causées par le papillomavirus. Pourtant, le dépistage du papillomavirus n'a été introduit dans le système de santé anglais (NHS) qu'en 2012. Et il est très  improbable qu'un médecin attende alors 6 mois pour agir. 

Sorcellerie

Mais là  où Amy Parker commence à  vraiment paraître étrange à  son lecteur, c'est quand elle déclare un peu plus loin : 

 « Dans les années 1990, jeune mère de 19 ans effrayée par le monde dans lequel je mettais mes enfants, j'€™ai étudié l'€™homéopathie, la phytothérapie et l'€™aromathérapie ; je croyais aux anges, à  la sorcellerie, aux voyants, aux cercles de culture, aux extraterrestres de Nazca, à  de gigantesques marins roux qui auraient communiqué leurs connaissances aux Aztèques, aux Incas et aux E‰gyptiens, et je pensais que le Saint-Esprit m'€™avait accordé un genre de pouvoir de guérison. Je me faisais lire l'€™aura au prix du caviar et je filtrais le fluor de mon eau. Je choisissais de vivre des épisodes d'€™une vie antérieure plutôt que de prendre des antidépresseurs. Je suivais les conseils quotidiens des cartes de tarot. Je faisais pousser mes légumes et je fabriquais mes propres remèdes à  base de plantes.»


Encore une fois, je ne porte aucun jugement sur les croyances particulières d'Amy Parker. 

Mais ce qui me met vraiment mal à  l'aise dans son discours, c'€™est qu'elle assimile de façon délibérée des pratiques et des croyances qui n'ont rien de commun entre elles. Faire pousser des légumes et fabriquer ses propres remèdes à  base de plantes ne peut pas être mis sur le même plan que croire aux extraterrestres Nazca, aux « gigantesques marins roux» et à  se faire « lire l'aura au prix du caviar». 

Mélanger dans un même paragraphe sorcellerie et phytothérapie (médecine par les plantes) me semble relever de la manipulation. (la suite ci-dessous) 

 
Qui est vraiment Amy Parker ?

Il me semble donc évident qu'Amy Parker n'est plus ici dans le simple témoignage, mais dans l'attaque en règle. 

Sous couvert de sincérité, on aurait ici affaire à un ou une militant(e) écrivant avec un objectif précis : ridiculiser les approches naturelles de la santé. 

Cette attaque est d'autant plus vicieuse qu'elle est présentée comme émanant d'une « jeune maman» qui est donc d'avance excusée par le lecteur de ne donner aucune preuve de ce qu'elle avance et aucune source scientifique. Elle n'est d'ailleurs l'auteur que de ce seul et unique article sur Slate, et n'est répertoriée nulle part ailleurs sur Internet. 

Certaines personnes auront relevé qu'une certaine Amy Parker figure toutefois dans les listings des employés du ministère de la Santé des Etats-Unis, département des maladies infectieuses, lié aux vaccinations [4]. 

Mais ça ne peut être qu'une coïncidence 

A votre santé ! 

Jean-Marc Dupuis 

 

On se rend compte à quel point les adversaires sont coriaces et malhonnêtes. Car aussitôt les "Ayatollah du rien BIO" se sont emparé de telles déclarations, manifestement mensongères et partisanes, pour tirer à boulets rouges sur les médecines naturelles. Cela ne les intéressait pas de savoir que cette Amy PARKER était parti prenante dans le domaine des vaccinations. Curieux que les partisans du tout scientifique n'appliquent pas les mêmes règles pour vérifier ce genre de témoignage. Je serai curieux de connaître le cachet qu'elle a reçu pour inventer une telle histoire ! Histoire cousue de fil blanc et je remercie JM DUPUIS d'avoir apporté autant de précisions.

Publié dans santenature

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Kneipp Naturopathe 29/11/2016 14:00

Lors de la fabrication d'un médicament en laboratoire, les dosages sont ultra-précis. Quand on prend un vrai médicament, on joue un peu moins au loto qu'en ingérant une préparation à base de plante (ou l'on risque sur/sous-dosage, empoisonnement). Les médicaments à base de plante sont assurément les ancêtres des médicaments. Néanmoins, les normes de sécurité s'étant améliorées (et l'espèrance de vie avec), nous avons abandonnée le fait de prescrire directement des plantes, car leur concentration en principe actif est très aléatoire et leur composition chimique peut varier aléatoirement de façon très importante d'un spécimen à l'autre, et les plantes contiennent d'autres substances que celles qui nous intéressent, parfois nocives.
Une "médecine alternative" qui aurait prouvé son efficacité s'appellerait médecine-tout-court.

Boisvert 29/11/2016 15:35

Il vaut peut-être mieux une plante dont on ne connaît pas en effet la composition exacte et certainement inoffensive, qu'un médicament que l'on connaît bien, efficace pour une seule maladie et mauvais pour tout l'organisme comme la plupart d'entre eux. J'ai quand même entendu un médecin dire qu'un médicament qui n'était pas un brin toxique n'était pas un bon médicament. Ce n'est pas du tout ce que j'espère pour "ma" médecine. Primum non nocere.

Priessnitz Naturopathe 29/11/2016 13:33

Petit historique de la naturopathie:
C'est au début du 19° siècle qu'un paysan autrichien illettré, répondant au doux nom de Priessnitz redécouvre les vertus de l'eau froide et en fait rapidement commerce, ajouté à une alimentation lacto-végétarienne dans le but de "purifier" l'organisme quand d'autres redécouvrent la chaleur humide. Le véritable promoteur sera Kneipp, curé de campagne, qui marie l'eau froide à la chaleur humide, une pincée de plantes, d'argile et d'alimentation végétarienne ajoutés à la marche à pieds nus dans la rosée du matin. Le docteur Carton lui préférera une alimentation naturelle, des exercices physiques, de l'hydrothérapie et des bains de soleils. Marchesseaux quant à lui prône un combat pour "une humanité nouvelle plus saine, plus lucide, plus charitable, dans un monde meilleur excluant toute violence" grâce au culte du naturel et de la race tout en voulant "normaliser" les "déviants sexuels" par la naturopathie. Mens sana in corpore sano est leur slogan. Aujourd'hui, l'enseignement de la naturopathie se fait essentiellement dans le cadre d'instituts où le côté naturel s'inscrit dans une pensée religieuse à forte connotation mystique : "s'éloigner du naturel c'est s'éloigner de Dieu".

La naturothérapie
La naturothérapie s'est autoproclamée "médecine qui cherche les causes de la maladie et qui dans la compréhension naturelle des signes et des phénomènes cliniques, biologiques et physiques, propose des traitements qui iront dans le sens du renforcement des défenses de l'organisme", rien de bien nouveau en somme, reste la démarche diagnostique et thérapeutique qui peut paraître inquiétante surtout lorsqu'on lit la charte des naturothérapeutes :

"Un naturothérapeute est un médecin qui s'éloigne de la médecine hospitalière, inhumaine et parfois dangereuse; c'est un éducateur en santé, un hygiéniste, un médecin de l'environnement et du mode de vie(...) il essaie de rétablir les énergies de vie souvent inexistantes car masquées par des causes pathologiques. C'est un esthéticien : les gens en bonne santé sont beaux."(L'Impatient, n°26,1976).
Tromblons et mochetés, c'est bien connu, vous êtes tous malades ! Chez les naturothérapeutes le phénotype est le miroir des maladies présentes ou à venir. D'ailleurs Marchesseaux ne voulait-il pas proposer de sélectionner, suivant un canon morphophysiologique et des épreuves athlétiques, les meilleurs géniteurs seuls autorisés à avoir des enfants ?


La naturopathie
La naturopathie, plutôt domaine des non médecins, reste autant que la naturothérapie dans le giron irrationnel :

"Chaque être vivant est animée par une force vitale. Cette énergie de vie est une force intelligente qui tend toujours vers la santé, envers et contre tous les aléas de l'existence, et nous confère une capacité d'autoguérison. Une des actions les plus remarquables que révèle cette force autoguérisseuse est la cicatrisation : les plaies se referment et les os se ressoudent naturellement. Mais l'organisme possède de nombreux autres trucs pour nous guérir :
- la fièvre, qui en augmentant la température du corps, permet à celui-ci de tuer les virus et les microbes,
- nous toussons, nous mouchons, nous suintons, nous suppurons, nous boutonnons, nous desquamons : en un mot nous éliminons ! Encore une façon naturelle de se guérir.
La maladie sert donc à protéger la vie ! (d'ailleurs c'est bien connu : nous mourrons toujours guéris ! N.d.E.)
Supprimer tout simplement les symptômes (fièvres, douleurs, toux, boutons, etc.) sans en comprendre les causes, c'est agir à l'encontre de la Vie et préparer l'organisme aux véritables maladies lésionnelles ou dégénératives qui elles la détruisent à petit feu.
Le naturopathe est l'allié de votre force vitale autoguérisseuse : il la stimule, va dans son sens, réveille sa puissance, il vous aide à rétablir, en vous, les conditions nécessaires à la santé" (Doc. publicitaire naturopathe "Qu'est-ce que la naturopathie ?")

Qu'il s'agisse de la naturothérapie ou de la naturopathie, le processus est identique :

- désintoxication, destinée à provoquer ou soutenir l'élimination des surcharges humorales,
- la revitalisation, pour combler les carences morbides et électrolytiques,
- la stabilisation pour équilibrer les échanges.
Ici non plus, comme dans toute patamédecine qui se respecte, nous n'échappons pas au vocabulaire que seuls les "initiés" comprennent et traduisent selon leur propre canon, qui reste charabia pour les non avertis.

Voici la doctrine générale des naturopathes définissant les critères relatifs à l'intoxication "sociale" et à la détoxication "naturelle" :

Voici la doctrine. Nous nous intoxiquons :
- au niveau de la peau par certains savons alcalins, crèmes de beauté, déodorants,
- au niveau des poumons par les fumées, tabac, pollutions, blocage émotionnels, manque d'exercice,
- au niveau du foie et des intestins, par l'alcool, le tabac, drogues, café, sucre, médicaments, graisses, additifs,
- au niveau des reins, sels en excès, manque d'eau, médicaments chimiques, excès de viande,
- d'un point de vue général par des métaux toxiques, plomb, mercure, arsenic, cadmium, aluminium.
L'ensemble de la thérapie vise à une désintoxication naturelle. La cure de désintoxication consiste à adapter un mode de vie qui accentue l'élimination normale des toxines accumulées dans l'organisme au niveau des quatre émonctoires que sont : la peau, les poumons, le foie et les intestins, les reins.
Pour cette désintoxication on peut commencer par une monodiète qui consiste à ne manger pendant un certain temps qu'un seul aliment (en fonction des troubles présentés) ou passer par une période de jeûne qui est le moyen de désencrasser l'organisme le plus efficace. Les jeûnes peuvent être humides (on ne boit que de l'eau) ou secs (le patient ne prend ni aliment solide ni aliment liquide).

Les cures de désintoxication durent deux à trois jours et sont renouvelables régulièrement.
Hormis les cas d'urgence, en cas de maladie fébrile ou non il faut se préparer à cette cure en éliminant progressivement de son alimentation d'abord les produits animaux puis les excitants, puis les graisses et huiles crues, les céréales cuites, les légumes et fruits cuits et enfin les mélanges de céréales, de légumes et fruits crus. Après cette cure on commence la réalimentation et la cure de revitalisation avec une reprise alimentaire progressive (monodiètes recommandées).
Enfin la cure de stabilisation permet d'avoir des combinaisons alimentaires correctes et d'éviter les associations désastreuses bien que les différentes écoles ne soient pas d'accord sur ces associations." (L'impatient)

De nouvelles pratiques (méthode Kousmine) virent le jour notamment pour traiter les cas de cancers et autres maladies graves :

- on mange des céréales,
- on ne pratique pas les combinaisons alimentaires,
- on mange léger, légumes vapeur, un peu de viande, produits laitiers, crudités et fruits,
- une grande importance du petit déjeuner avec en particulier la crème Budwing, qui contient du fromage blanc maigre, de l'huile de tournesol, ½ jus de citron, une banane, un fruit de saison à pulpe, deux cuillerées à café de céréales complètes (sarrasin, avoine, orge mondé, riz complet), une cuillère à café de graines oléagineuses (lin, tournesol, sésame, amandes, noix),
- un déjeuner léger,
- un dîner très très léger.(L'Impatient).
Bien que les ouvrages de Kousmine se soient bien vendus, notamment auprès de ceux qui, éprouvés par l'annonce de leur maladie et de leur traitement, se sont tournés vers tout et n'importe quoi, son traitement naturopathe n'a jamais sauvé qui que se soit ni fait mieux que les traitements classiques.

Au chapitre des gagathérapies naturopathes, on retrouve bien placée l'hydrothérapie du colon, le lavement remis au goût du jour depuis la bassine de Rika Zaraï :

Le but premier de l'hydrothérapie du côlon est de nettoyer la muqueuse intestinale en profondeur. Mais elle est aussi, et peut-être en premier lieu, une méthode diagnostique permettant de faire le point sur l'état fonctionnel du gros intestin et de rattacher les symptômes du patient aux troubles de son fonctionnement. Par cette méthode, il est possible de déterminer la présence de gaz intestinaux, ainsi que la grosseur, la concentration et la localisation des matières fécales accumulées mais aussi la densité et la couleur du mucus intestinal, ce qui donne des indications permettant de déterminer, chez une personne donnée, les types d'aliments favorisant ses accumulations et donc quelle doit être la diététique à mettre en place tout au long de la cure, mais aussi pendant toute la période de détoxication de l'organisme."(Georges Monnier, "pour se désintoxiquer, l'hydrothérapie du colon", tapuscrit de conférence)
L'hydrothérapie se pratique par l'introduction d'une double canule dans le rectum, injectant de l'eau tiède jusque dans le gros intestin. Il paraît, d'après ses disciples, que cette technique fait maigrir, prévient du cancer du côlon, traite les cystites, ovarites et dysménorrhées, améliore la fonction rénale, permet de récupérer après anesthésie générale, rajeunit, traite les paraplégies et quadriplégies, traite la baisse de la fécondité, cure les affections cutanées, pulmonaires, gynécologiques, vasculaires, neurologiques, psychiatriques. En fait mieux vaut lister ce qu'elle ne guéri pas ... On se demande dès lors pourquoi le ministère de la Santé a interdit plusieurs fois les publicités, considérées comme mensongères, pour la commercialisation des appareils d'hydrothérapie du côlon ( Jo du 28 janvier 1994, par la société Seve et la société Medical Ingenierie, JO du 9 août 1995 par le centre Hélène Galé) ! Sans doute encore un coup du lobby des laboratoires et des médecins classiques !(sic)

Boisvert 29/11/2016 15:30

Ouh la ! la ! Que voilà plein d'idées bien arrêtées. Mr Marchesseaux qui voulait sélectionner les géniteurs ? Il ne m'en a jamais rien dit et je l'ai pourtant côtoyé longtemps. Et la naturopathie que je pratique est assez éloigné de tout cela, mais chacun sa voie. En tous cas je ne suis ni pour le Dr Kousmine, ni pour le lavements du colon. Le sens dans les intestins c'est toujours de haut en bas. Le lavement, C'est un bon moyen pour ensemencer l'intestin grêle avec des bactéries du colon qui n'ont rien à y faire. Quant aux céréales je n'en mange plus depuis longtemps et ne préconise pas non plus d'en consommer. Alors...

Pyrèthre de Dalmatie BIO 28/11/2016 19:58

comment sait-on ce que l’on sait ?

Beaucoup de personnes non-scientifiques (et même parfois des scientifiques !) ont souvent du mal à comprendre les fondements de la démarche scientifique. Pourquoi une investigation scientifiquement menée, si elle ne permet pas de dégager des connaissances absolues, est néanmoins ce que nous avons de plus fiable pour appréhender et comprendre l’univers qui nous entoure ? Il arrive régulièrement dans mes échanges avec des non-scientifiques, que ceux-ci m’accusent de pédanterie et de scientisme, au motif que je penserais que ce qui est scientifique est forcément parfait, et que quelque chose qui n’a pas été mis à l’épreuve d’une démarche scientifique est forcément faux ou mauvais. Il n’en est rien. J’aimerais faire comprendre que la démarche scientifique est intrinsèquement humble, pondérée et méthodique. C’est précisément ce qui la distingue des allégations gratuites, des suppositions hasardeuses et bien trop optimistes au regard de leur capacité de description et de prédiction du monde qui nous entoure. On comprendra rapidement que les grands principes de la méthode scientifique n’ont aucune raison d’être limités à des gens en blouse blanche dans des laboratoires. Ce sont des repères simples pour des raisonnements fiables.

L’observation

Les scientifiques observent précautionneusement et systématiquement le monde naturel qui les entoure (voir l’illustration ci-dessus). Ces observations sont à la base de l’identification de problèmes, de la formulation de questions, et du rassemblement de preuves –les données– qui aideront à répondre aux questions et à résoudre les problèmes, c’est-à-dire combler les trous des connaissances à propos de la façon dont l’univers fonctionne.

Les hypothèses

Ces données sont utilisées pour formuler puis tester des hypothèses, de possibles explications des processus naturels mis à l’étude. Une hypothèse n’est pas une spéculation gratuite. Elle est basée sur un solide corpus d’observations, et fait sens au regard de celui-ci. Elle ne comporte a priori pas d’incohérence : son but est d’expliquer de manière cohérente les observations faites en amont. Une hypothèse, bien qu’étant quelque chose d’encore très peu fiable, n’est pas n’importe quoi, et n’est pas gratuite. Le but des scientifiques est de vérifier que cette hypothèse permet d’expliquer un phénomène naturel. Elle doit donc pour cela avoir un caractère prédictif, c’est-à-dire que l’hypothèse, si elle est correcte, permettra de prédire d’autres phénomènes naturels avec fiabilité. Les scientifiques vont donc chercher à invalider cette hypothèse au moyen de l’expérimentation. Si l’hypothèse explicative résiste à toutes les tentatives d’invalidation, sa fiabilité se renforce, et elle demeure temporairement acceptée. Ce processus d’invalidation des hypothèses proposées et d’acceptation temporaire des hypothèses non réfutées est ce qu’on appelle idéalement la méthode scientifique.

Dès lors et bien que la latin « scientia » signifie « connaissance », la science est plus qu’un corpus de connaissances factuelles. C’est une méthode pour acquérir de la connaissance, une façon de savoir au travers de l’examen méthodique des phénomènes naturels. Ce processus itératif (qui est sans cesse répété) augmente en permanence le corpus de connaissances construit à l’aide d’observations tangibles, répétables et mesurables. En cela, la science est fondamentalement empirique, elle est basée sur l’observation.

Les théories

Un ensemble d’hypothèses rendues très puissantes par les tentatives infructueuses de les invalider, leur grand pouvoir prédictif et leur cohérence les unes avec les autres, permettent aux scientifiques de formuler des théories. Pour beaucoup de non-scientifiques, une théorie est simplement une supposition gratuite. Ce n’est pas le sens du terme « théorie » en science. Une théorie est une explication basée sur un grand nombre de preuves, indépendantes, convergentes, cohérentes entre elles et répétables. Pour arriver à ce degré de connaissance, les scientifiques examinent et réexaminent les preuves en les passant au crible de nombreux tests contraignants. Une théorie, c’est en fin de compte une hypothèse tellement éprouvée, tellement solide, tellement étayée, qu’elle se distingue comme un socle de connaissances unificateur et extrêmement puissant de la science. Ainsi par exemple, la théorie de l’évolution est un corpus de connaissances et une explication cohérente du monde naturel extrêmement puissant, qui unit de manière cohérente tous les champs de la biologie moderne. On ne peut donc pas dire qu’une théorie scientifique ne soit pas fiable au motif que ça ne serait « qu’une théorie ». Au contraire, c’est parce que ce corpus de connaissances et le modèle qui en découle est extrêmement étendu et puissant qu’il accède au rang de théorie.

Ainsi, les scientifiques utilisent des observations, posent des questions, testent des hypothèses, et construisent finalement une théorie basée sur ces hypothèses. Les hypothèses expliquent les observations, prédisent les résultats de futures investigations, et peuvent être réfutées par de nouvelles preuves.

Un processus auto-correctif

On peut illustrer cela en prenant l’exemple de l’hypothèse de l’apparition de la bipédie (la capacité à marcher sur ses deux membres inférieurs) dans la lignée évolutive humaine. Au XIXe siècle, Darwin pensait que cette transition était reliée au passage d’une vie arboricole à une vie terrestre. Darwin basait cette hypothèse sur ses propres observations de la locomotion humaine, de celle des grands singes, d’anatomie comparée, de biologie comportementale… Sur la base de ces observations, Darwin émettait l’hypothèse que ce caractère avait du apparaitre dans la lignée humaine dans un contexte de changement environnemental voyant la transition d’un milieu forestier à de la savane favorable à ce mode de déplacement, et chez un animal semblable à un grand singe qui avait dû autre fois avoir un mode de vie et de locomotion arboricole.

Cette hypothèse a commencé à être battue en brèche au début des années 2000 quand des scientifiques ont commencé à découvrir en Ethiopie les restes des plus anciens hominidés connus alors. Ceux-ci, définis par des signaux anatomiques de bipédie, étaient néanmoins contemporains non pas d’un environnement ouvert de type savane, mais de forêt. Par ailleurs, en dépit des signes de bipédie, ces fossiles présentaient également des signes de rétention de l’activité arboricole. Autrement dit, non seulement ils ne vivaient pas dans une savane, mais leur bipédie n’était pas obligatoire et relativement précaire. L’hypothèse de Darwin sur l’émergence de la bipédie chez les humains ne résistait plus à l’épreuve des faits, et les scientifiques devaient la rejeter.

Ces observations étaient néanmoins toujours tout à fait conformes à la théorie de l’évolution, et plutôt que de conduire à une impasse, ces nouvelles observations générèrent de nouvelles questions, et de nouvelles hypothèses.

De fait, on observe que la science est un processus auto-correcteur. De nouveaux faits peuvent invalider ou provoquer le réajustement d’hypothèses anciennement formulées, de même que des théories. Une théorie, de son côté, extrêmement solide, ne peut aisément être invalidée par l’ajustement de composantes marginales de son corpus. Au fur et à mesure de la collection de nouvelles observations minutieuses, et de la mise à l’épreuve des hypothèses expliquant ces faits, la science corrige ses propres erreurs et complète son corpus de connaissance. L’étendue de ces connaissances est toujours plus grande, le raffinement des hypothèses et théories toujours plus pointu.

Conclusion

Le terme « méthode scientifique » est souvent motif à confusion. Plus qu’une « méthode » extrêmement rigide, la science est une guideline pour acquérir de la connaissance fiable. Nous pourrons voir plus en détail cette méthode scientifique dans de prochains billets, et constater qu’il ne s’agit pas d’un algorithme unique qui permet de répondre à toutes les questions. Cependant, les fondamentaux de la démarche, composée d’allez-retours entre des observations minutieuses et exhaustives, la formulation et l’invalidation d’hypothèses et l’auto-correction permanente, restent au cœur de toute démarche scientifique.


L’appel à la Nature

Un jugement moral qui ne dit pas son nom.
Proche parent de l’essentialisme, l’appel à la nature consiste à convoquer la nature pour justifier un jugement moral que l’on ne sait pas trop comment justifier autrement (c’est-à-dire rationnellement). L’appel à la nature peut bien sûr servir à expliquer des jugements tout à faits respectables, voire juste : l’eau de source est assurément une boisson saine, qui n’offre pas les désagrément d’autres breuvages sucrés ou alcoolisés… Mais on sait bien que les sophismes servent parfois à défendre des idées justes, ce qui ne rend pas les idées fausses, mais ne rend pas le sophisme correct.

Argument omniprésent et terriblement tentant, l’appel à la nature est à bannir des débats d’idée pour la simple raison que personne n’a le monopole de la « Nature » ni aucune définition vraiment opérationnelle ; c’est un mot fourre-tout, véritable auberge espagnole où chacun trouve ce qu’il y apporte. Chers amis, cessons d’invoquer la nature pour débattre du bien et du mal, trouvons d’autres manière d’évaluer les mérites des idées des uns et des autres.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sophisme (voir sophisme naturaliste)

En ce qui concerne la secte zététique, je trouve effectivement ahurissant ces gens qui demandent des preuves vérifiables de toutes les affirmations, et qui donnent plus de crédibilité à un consensus scientifique établi sur des milliers d'études soumises à une revue par les paires au niveau mondial et respectant le critère de falsifiabilité qu'aux cas rapporté par quelques personnes au prétextes de biais cognitifs et de la piètre qualité voire l'inexistence des preuves qui étaient ce qu'ils ont ou pensent avoir vécu.

J'ai même fait des recherche sur cette secte, et j'en ai retrouvé les principes fondateurs. Le 8ième va vous étonner!

Voici quelques principes de zététique qu'il est bon d'avoir à l'esprit quand on est confronté à un phénomène mystérieux afin de ne pas se faire manipuler ou de se manipuler soi-même.

I. Le droit au rêve a pour pendant le devoir de vigilance.
Certaines de nos croyances, bien que nous procurant un certain bien-être, sont avant tout des obstacles à la connaissance et peuvent parfois se révéler néfastes pour nos libertés (ex : adhérer à une secte, se ruiner pour consulter un voyant). Ainsi, lors d'une séance de spiritisme, il est toujours bon de se demander : « Esprit (critique)... Es-tu la ? ».

II. Inexpliqué n'est pas inexplicable.
Tout comme un Ovni n'est pas un objet volant non identifiable, de nombreux phénomènes qui nous semblent étranges ne sont pas aussi rares ni aussi incompréhensibles que nous voulons bien le croire. Une absence d'explication pour un phénomène, n'est jamais la preuve de son caractère surnaturel mais seulement de notre incompétence à le comprendre. Ainsi on peut ignorer l’existence des siphons souterrains et pour autant se garder de croire à la présence d’esprits frappeurs dans une maison riche en bruits.

III. La charge de la preuve revient à celui qui l'affirme.
Il est logiquement impossible de démontrer l'inexistence d'un phénomène. Aussi c'est naturellement à celui qui affirme l'existence d'un phénomène inconnu d'en apporter la preuve. À la question « Pourquoi ne croyez-vous pas aux fantômes ? », il faut donc d'abord demander : «Et vous, pourquoi y croyez-vous?»

IV. Une allégation extraordinaire nécessite une preuve plus qu'ordinaire.
En effet, plus des affirmations sortent du cadre connu, plus elles doivent s'appuyer sur des informations solides et des vérifications poussées pour être crédibles. Pour prouver l'existence d'un « Yeti », on ne peut donc se satisfaire d'une photo et d'une trace dans la neige...

V. L'origine de l'information est fondamentale.
Qui ne s'est jamais retrouvé à défendre une information qui s'est révélée fausse ? Le doute sur la validité d'une information est essentiel tant que la source et le contenu originel de celle ci ne sont pas connus. « D'où vient l'information ? » et « Qui la rapporte ? » sont deux questions à se poser si l'on veut éviter de spéculer sur du vent.

VI. Quantité de preuves n'est pas qualité de la preuve.
Ainsi, une phrase répétée 1000 fois n'en devient pas vraie pour autant. Et plusieurs milliers de personnes peuvent confondre un ballon sonde avec une soucoupe volante sans que, pour autant, des extraterrestres ne soient venus nous visiter. Une expérimentation concluante est toujours bien plus valable que des milliers d'indices non vérifiés.

VII. La cohérence n'est pas une preuve.
Une théorie qui ne se contredit pas elle-même ne gagne pas pour autant en validité. Pour cohérentes qu'elles soient, la théorie du complot (cf. JFK, X-Files...) ou les théories de science-fiction (Matrix, chevalier Jedi,...) n'en deviennent pas plus scientifiques ni plus vraies.

VIII. Les croyances créent des illusions.
Notre culture, nos envies, nos émotions, en un mot notre subjectivité, modifient grandement notre perception des événements. On se souvient souvent de ce qu'on a bien voulu voir et non de ce qu'il y avait à voir ou pas. Voila pourquoi il n'y a guère que sur le Loch Ness que l'on est enclin à confondre des troncs d'arbres flottants avec un monstre.

Et puis en plus, tout le monde sait que le BIO, ce n'est pas un lobby. Du moins pas un gros lobby, il brasse à peine 26 milliards d'€ par ans, et si les multinationales investissent dans le BIO, c'est juste par éthique, pas parce que c'est un marché dont les adeptes sont des croyants prêts à payer plus cher pour faire valoir leurs convictions.

Nous, les adeptes du BIO n'auront jamais à nous remettre en question, car nous détenons la vérité, et nous sommes prêts à délier nos bourses pour la défendre contre l'oppresseur zététicien !

Frères et soeurs, levons-nous contre ces scientifiques, ces médecins. Rappelez-vous, quand il n'y avait pas encore toute cette science, où tout était naturel, où il vallait mieux faire 12 enfants plutôt qu'un, même si chaque accouchement était extrêmement dangereux, rappelez-vous quand nous 'avions plus à nous soucier d'une petite écorchure que de la retraite, à l'époque, nous les adeptes du BIO n'avions pas de contradicteurs, déjà parce qu'il n'y avait pas internet ni d'ordinateurs, et puis personne ne nous aurait embêté avec la méthode scientifique: Karl Popper n'était pas encore né. A l'époque, Russel et Whitehead n'avaient pas encore prouvé que 1+1=2, mais nous y croyions, nous n'avions pas besoin de 370 pages de démonstration pour cela, et nous avions eu raison.
Quelle belle époque où l'on soignait les gens comme il se devait, de manière tout à fait naturelle, avec des saignées par exemple... ah le bon temps!

https://fr.wikipedia.org/wiki/Biais_cognitif

Boisvert 28/11/2016 21:58

Superbe,
Quel travail !
Quant à nous pauvres ignares on continue à se soigner avec des ventouses et de plus des ventouses scarifiées. Mais ne le ,dites pas aux zététiciens, rien n'est approuvé par la science. Merci pour cette très belle mise au point.

Fitovita 02/05/2014 16:26


Votre article est bien rédigé et les informations sont vraiment utile et clair ! Bonne continuation

boisvert 02/05/2014 19:04



C'était une attaque des médecines naturelles en règle.


Merci pour le post !



Marie K. 14/02/2014 14:46


Bonjour,


J'avais lu ce texte sur le site d'un journal internet, et j'avais beaucoup ri.


La manipulation est tellement grotesque, franchement.


Mais il est vrai malheureusement que des tas de gens attendent ce genre de confirmation de leurs convictions.


Même quand ils sont atteints de graves troubles de santé eux-mêmes.


Impossible d'ouvrir leur esprit. Une manière certainement de ne pas admettre qu'ils auraient pu éviter la maladie.


J'ai aussi sur mon blog la visite d'un type visiblement assez jeune qui me dit que mon blog est vraiment une pure honte !


Il n'y a que par l'exemple qu'on peut faire changer les comportements.


Marie.


 

boisvert 14/02/2014 15:54



Bonjour Marie,


Décidément ils sont partout, ces gens qui n'acceptent que leurs propres convictions. Moi quand je n'aime pas, je zappe, mais ces gens-là ils restent, et ils veulent absolument témoigner en étant
agressifs. Si vous ne pensez pas comme eux c'est donc une honte ou une hérésie. Courage Marie !