L'INTESTIN...UN SECOND CERVEAU ?

Publié le par boisvert

Finiel-15.02--56-.JPG Voilà j'ai récupéré mon ordi complet mais j'ai au passage dû perdre quelques commentaires, veuillez m'en excuser. Je suis à nouveau opérationnel  .

 

De récentes recherches en embryologie ont conduit à une découverte extrêmement intéressante : En effet, les cellules nerveuses  de l’intestin proviennent du même feuillet embryologique que celles de notre cerveau.

Donc à un certain moment du développement de l’embryon, des cellules nerveuses du cerveau se sont séparées pour migrer vers le ventre et former, au niveau des intestins un second système nerveux, que l’on appelle le système nerveux entérique.

Alors bien sûr, le cerveau et l’intestin sont bien loin l’un de l’autre, mais on retrouve une communication permanente entre eux par l'intermédiaire du  nerf vague ou nerf pneumogastrique.

 Et d’ailleurs, comme le cerveau,  l’intestin possède des neurones, plus de 100 millions, et on y retrouve l’essentiel des neurotransmetteurs (au moins 20) du cerveau (sérotonine, acétylcholine, noradrénaline, dopamine,  etc…). La sérotonine par exemple que nous connaissons bien parce qu’elle influence notre bonne humeur et nos états d’âme, est produite presque en totalité par les cellules nerveuses de l’intestin.(95%)

Cette découverte des rapports très étroits entre l’intestin et le cerveau est révolutionnaire et Michael GERSHON, professeur d’Anatomie et Biologie Cellulaire de l’Université de Columbia aux Etats-Unis, a écrit un livre devenue célèbre « The second Brain » paru en 1999.

Et d’après Michael Gershon ce « cerveau intestinal » serait capable de se souvenir ; Il participerait à l’élaboration des rêves et serait à la base de l’inconscient.

On retrouve une autre curiosité, l’anagramme --  T-R-I-P-E-S --  E-S-P-R-I-T  Et dans l’histoire certains philosophes s’en sont déjà étonnés. Bouddha lui-même disait « qu’un sage était quelqu’un dont les intestins fonctionnaient bien ».

On retrouve en Chine une technique le Chi Nei Tsang qui concentre son travail sur toute la sphère abdominale. Par le biais de l’énergie des organes internes elle agit sur le psychisme en résolvant les tensions et elle restaure la vitalité physique comme psychique.

Il n’est point besoin de rappeler que lorsque l’anxiété nous tenaille (cerveau), c’est une diarrhée qui se manifeste (intestins), le rapport est étroit entre les deux organes. Toute perturbation intestinale est instantanément transmise au cerveau, en provoquant une modification de la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique (hyperperméabilité cérébrale) avec sensation de fatigue.

Et comme dans beaucoup de nos organes on y retrouve deux fonctions, physiologique et psychique. Et en ce qui concerne l’intestin c’est le péristaltisme (physiologique) qui permet d’évacuer les résidus du bol alimentaire non digéré, et le psycho-péristaltisme qui  digère les résidus métaboliques des tracasseries émotionnelles, stress, fortes émotions, angoisses, etc…

On voit ici l’importance de la détente, du sommeil, de la relaxation.

De même une alimentation déséquilibrée, particulièrement grasse, ou dépourvue de fibres alimentaires, perturbe la relation intestin-cerveau et peut être responsable d'un dysfonctionnement du métabolisme. Cela peut aboutir u à une prise de poids, une hyperglycémie ou une insulino-résistance. La dépression, en dehors des facteurs de stress courants, peut être la conséquence de cette perturbation intestinale, comme toutes les maladies inflammatoires (arthrite, polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante, obésité, maladies cardiovasculaires, maladies neuro-dégénératives, diabète, etc...). Sans omettre une des deux grandes causes infectieuses  que sont les parasitoses et surtout les candidoses. 

On peut, bien sûr effectuer le grand nettoyage au moyen d’une purge, d’un lavement ou de l’hydrothérapie du colon, qui peuvent assurer la grande lessive aussi bien des matières fécales séchées, que des résidus d’ordre psychique, difficiles à évacuer.

Mais il existe une autre solution par le biais de l’alimentation, et cette solution me paraît plus harmonieuse et moins traumatisante pour nos intestins, pardon pour notre second cerveau.

Une cure de fruits juteux et de jus de fruits peut par exemple effectuer une bonne lessive. Pendant une semaine par exemple vous pouvez remplacer le repas du matin et du midi par des fruits juteux de sorte que vous pourrez encore vaquer à vos occupations sans inconvénients majeurs, tout en nettoyant un organe aussi essentiel que votre intestin.

Ce système a pour avantage  de nettoyer l’intestin grêle comme le gros colon. Car ce sont les résidus de l’alimentation qui s’accumulent et on y retrouve aussi bien des déchets alimentaires que des restes d’hormones de nos émotions. On allège la charge alimentaire, on opère un balayage et on se retrouve avec un intestin propre, ce qui permettra à nos précieux entérocytes  de fonctionner au mieux de nos intérêts,  Cette façon de procéder qui est centrée sur nos intestins permettra également de se débarrasser de toutes les tensions, angoisses, dépression, et de tous tracas psychique qui ont la plupart du temps pour origine ce précieux « second cerveau ».

Ceci confirme s’il en était besoin que nous devons considérer l’organisme comme un seul organe et que toute médecine ne peut être que globale, sinon elle sera vouée à l’échec. Mais le point de départ de toute bonne thérapeutique  se trouve bien là, en plein centre de notre corps, dans nos intestins pour qui nous devons toujours être aux petits soins, tant leur importance est grande pour notre qualité de vie.

 

http://www.arte.tv/guide/fr/048696-000/le-ventre-notre-deuxieme-cerveau?autoplay=1

La lettre du Pr Joyeux en date de Août 2014::

Le formidable rôle immunitaire de notre intestin

Sur toute la longueur du tube digestif : de l’intestin grêle au canal de l’anus 

Les entérocytes sont les cellules les plus connues de l’intestin grêle. Elles sont chargées de l’absorption des aliments devenus nutriments par la digestion au niveau de la bouche, notre palais des saveurs, puis de l’estomac. L’absorption, c'est le passage des nutriments de la lumière intestinale dans le sang en passant à travers les entérocytes qui sélectionnent, laissent passer ou rejettent. 

Ces cellules intestinales ont besoin d’énergie pour jouer leur rôle essentiel à la vie. C’est l’acide aminé dénommé “Glutamine ” qui est la meilleure source d’énergie ou énergie princeps pour les entérocytes. On le trouve dans les œufs comme dans la viande, le poisson, les produits laitiers, les céréales et les légumineuses. Les épinards et le persil crus, ainsi que le miso en Asie, en contiennent également. On estime qu’une alimentation normale fournit de 5 à10 g de glutamine par jour. Quand l’intestin souffre de porosité intestinale (leaky gut des Anglo-saxons) c’est de la glutamine qu’il faut apporter comme complément. 

Le complément le plus efficace que nous prescrivons est Perméa Régul de Copmed (1/2  sachet pendant 10 jours, dilué dans 200 ml d’eau tiède, puis 1 sachet entier les 20 jours suivants). Évidemment, il ne faut pas le prescrire dans les cas de cancers du tube digestif, intestin grêle comme côlon, car alors on risque de nourrir un peu plus les cellules cancéreuses. 

L’intestin grêle est l’organe-clé de l’immunité, de notre défense immunitaire globale, ce qui est logique puisqu’il doit sélectionner en quelque sorte les bons des mauvais nutriments. 

À la coupe, il est constitué d'au moins 4 couches. De l’intérieur vers l’extérieur, on distingue :
 

  • la muqueuse qui comporte de nombreuses villosités et microvillosités destinées à augmenter la surface d'échanges, 
     
  • la sous-muqueuse nommée aussi lamina propria où se logent des cellules immunitaires, 
     
  • la musculaire dont les muscles lisses permettent le péristaltisme, c’est-à-dire la contraction intestinale pour faire avancer les nutriments mélangés aux liquides digestifs, 
     
  • la séreuse humide destinée à permettre le glissement doux des anses intestinales les unes sur les autres dans le ventre.
     

On distingue, au niveau de l’intestin grêle, “immunité innée” et “immunité acquise”

L’immunité intestinale innée est instantanée, elle est la première ligne de défense qui limite l’infection dès les premières heures après l’exposition aux micro-organismes. La muqueuse du grêle est truffée de Toll-like Receptors (une dizaine de protéines désignées TLR de 1 à 10) aux aguets prêts à fixer les antigènes bactériens, fongiques (champignons tels que candida albicans) ou viraux de passage dans la lumière intestinale. 

En l’absence d’une réponse innée normale, le système immun adaptatif est moins efficace. On vérifie la mauvaise immunité des patients qui manquent de globules blancs neutrophiles après une chimiothérapie, laquelle tue toutes les cellules en cours de multiplication, dont les globules blancs qui ne vivent normalement que 7 jours, mais aussi nombre de cellules intestinales qui ne vivent que 3 à 5 jours. Il ne faut pas s’étonner d’avoir alors des diarrhées plus ou moins importantes puisque l’absorption des nutriments est minimale. 

Les cellules MAIT (Mucosal Associated Invariant T Cells) régulent l’activité des lymphocytes B intestinaux. Le Glycocalyx est une couche d’oligosaccharides (sucres complexes) accrochée aux sommets des villosités. Cette couche permet aux micronutriments de passer à travers un réseau filamenteux accédant aux enzymes digestifs. Il est relativement imperméable aux macromolécules et aux micro-organismes les empêchant ainsi d’agresser les entérocytes. Belle protection ! 

L’immunité intestinale acquise dépend des agressions alimentaires et bactériennes. Elle est organisée tout au long du tube digestif.- 

Il s’agit du GALT (Gut Associated Lymphoïd Tissue) sur une surface équivalente à un terrain de tennis. Le GALT contient plus de lymphocytes que tous les organes lymphoïdes de l’organisme. Voilà la preuve de l’importance de bien traiter notre intestin, en lui donnant les bons aliments. 

Donc pas de bonne immunité sans des intestins en bon état. Dans le GALT, les lymphocytes peuvent être isolés ou amassés dans de grands follicules dénommés « plaques de Peyer ». Les lymphocytes isolés abondent dans lalamina propria, bande de tissu coincée entre les couches des cellules de l’intestin, celles de la muqueuse et de la sous-muqueuse. Ils jouent un rôle capital dans les réactions immunitaires de l’intestin. 
 

  • Les cellules M (pour Micro folds soit Microdigitations) sont au niveau des microvillosités accolées les unes aux autres en forme de digitations courtes en doigt de gant. Ces cellules échantillonnent les antigènes et les micro-organismes de la lumière intestinale [1]. En 1998, on a identifié des villosités remplies de lymphocytes (lymphocyte-filled villi). 
     
  • Les IgA sécrétoires ne constituent que 15 à 20 % des immunoglobulines du sang, tandis que les IgG représentent jusqu’à 75 % des immunoglobulines totales. Au niveau intestinal, l’IgA sécrétoire protège la muqueuse contre la digestion des protéines dites protéolytiques, car coupées très finement par les enzymes digestives ou par les enzymes bactériennes. 
     
  • Les cellules dendritiques [2] sont tapies dans les poches intra-épithéliales des cellules M et dans la lamina propria. Ce sont de puissantes cellules spécialisées présentatrices d’antigènes d’un virus ou cancer. Elles séparent les entérocytes des cellules M et envoient des prolongements en forme de dendrites, comme des périscopes, pour échantillonner directement les antigènes dans la lumière intestinale. 
     
  • Une nouvelle cellule dendritique, la cellule Ikdc (Interferon Producing Killer Dendritic Cell) a été découverte par l’équipe du Pr Laurence Zitvogel de Paris XI. Elle est capable de sécréter de l’interféron gamma qui peut tuer les cellules cancéreuses par apoptose, les forçant à mourir. 
     

L’interféron gamma est donc un anti-angiogénique puissant car il peut neutraliser la formation de nouveaux vaisseaux. Il active en plus d’autres cellules immunitaires et intervient dans la reconnaissance des cellules cancéreuses par les lymphocytes B.  

Ces cellules sont donc les “chefs d’orchestre du système immunitaire”, les plus puissantes cellules présentatrices d’antigènes capables de reconnaître les substances dangereuses pour l’organisme (germes – bactéries ou virus –, métaux lourds, substances toxiques – pesticides de toutes sortes –) et de les rejeter, avec le risque de les laisser passer dans le sang quand elles sont dépassées, blessées par telle ou telle maladie (maladie cœliaque et maladie de Crohn pour l’intestin grêle, rectocolite pour le côlon et le rectum). 

Des études publiées en 2010 ont mis en évidence une protéine fabriquée au niveau des cellules intestinales permettant de lutter contre divers micro-organismes, la Béta-défensine (DEFB1) qui est basse chez les malades atteints par la maladie de Crohn. Une molécule agoniste serait capable d’augmenter la production de cette défensine. Voilà une belle perspective thérapeutique. 

Au niveau du côlon, les cellules dites colocytes ou colonocytes ont besoin d’acides gras à chaîne courte, en particulier l’acide butyrique qui joue le rôle d’énergie princeps pour ces cellules [3]. La formation par les bactéries intestinales du butyrate, à partir des substrats glucidiques et/ou protéiques des fibres des aliments contribue au rôle protecteur de la flore vis-à-vis de la cancérogenèse des cellules du côlon et du rectum. 
 

La lymphe et les nœuds ou ganglions lymphatiques : une super protection ! 

Il s’agit de tout un système de très fins canaux lymphatiques entrecroisés. Il suit les vaisseaux (artères et veines) partout dans l’organisme, transportant le liquide lymphatique dénommé “lymphe” (chaque jour, 2 à 4 litres d’un liquide transparent circulent en permanence en plus des 5 à 6 litres de sang qui partent – sang rouge – et reviennent – sang bleu – au cœur). La lymphe est soumise à la fine contraction régulière des cellules musculaires lisses des vaisseaux lymphatiques, de 10 à 15 fois par minute, associée aux mouvements des membres et des contractions intestinales. C’est ainsi qu’elle rejoint la circulation de sang bleu pour se mélanger à lui. 

La lymphe contient les cellules clés du système immunitaire de défense de l’organisme, les lymphocytes, et également des molécules protéiques et lipidiques provenant de notre alimentation, essentielles à notre immunité. 

Au niveau des carrefours des membres (articulations en particulier), les lymphatiques convergent vers les “nœuds” ou “ganglions lymphatiques” qui jouent le rôle de gardiens locaux et régionaux de l’immunité. 

Pour les membres supérieurs, les ganglions sont ceux de l’aisselle ; pour les membres inférieurs ceux de l’aine ; pour la région tête et cou, les ganglions du cou, depuis les creux des clavicules jusqu’aux mandibules. 

Dans le ventre comme dans le thorax existent autant de nœuds-ganglions lymphatiques qui sont aux carrefours des grands axes vasculaires et suivent les 2 grands vaisseaux qui partent du cœur, l’aorte et l’artère pulmonaire, et les veines caves supérieure et inférieure qui y reviennent. 

Le réseau des ganglions lymphatiques, tous reliés entre eux, suit les vaisseaux en les entourant et se jette dans un fin canal, dénommé canal thoracique. Ce canal, venu du fond du ventre, remonte dans le thorax toute la lymphe des membres inférieurs, de l’abdomen et du thorax, pour se jeter définitivement dans le système veineux derrière la clavicule gauche (dans la veine dite sous-clavière) [4]. 

Par contre, le drainage de la lymphe provenant de la partie droite de la tête et du cou se termine à droite dans la grande veine lymphatique, derrière la veine sous-clavière droite, située derrière et sous la clavicule. 

Notre immunité est donc directement liée à l’énergie que nous apportons au corps. Cette énergie n’est autre que la nutrition.  

Évidemment, les changements d’habitudes doivent être associés aux différents traitements qui neutralisent une tumeur cancéreuse. C’est en mai 2005 seulement que les cancérologues en ont vraiment pris conscience suite à une communication de notre collègue le Pr Rowan Chlebowski de l’Institut de recherche biomédicale de Los Angeles. Son étude a été réalisée chez des 2437 femmes atteintes de cancer du sein et démontre le rôle que peut jouer une “saine nutrition” par rapport à ce qu’il faut bien appeler une “nutrition désastreuse”. 

Il est essentiel de souligner que les changements d’habitudes alimentaires ne dispensent pas des traitements classiques opposés à la tumeur cancéreuse. 
 

L’immunorégulation des réponses antitumorales et le développement des vaccins anticancers

Les lymphocytes T CD4 jouent un rôle important dans l’induction et la régulation des réponses immunitaires antitumorales. Il existe plusieurs sous-populations de ces lymphocytes dont les fonctions peuvent être très différentes, voire opposées. Les lymphocytes du sous-type auxiliaire (les TH) stimulent d’autres cellules comme les CD8 et les lymphocytes B producteurs d’anticorps. Les stratégies vaccinales améliorent le sous-type TH, tandis que la vaccination induit la formation de CD4. On a ainsi des outils d’immuno-surveillance. 

On peut reprogrammer des cellules cancéreuses en cellules normales in vitro. 

Tout récemment, les chercheurs sont parvenus à reprogrammer des cellules tumorales en cellules saines. De quelle façon ? Grâce à des modifications épigénétiques, c’est-à-dire des modifications de l’environnement des cellules cancéreuses. L’espoir devient immense, car la programmation épigénétique bien ciblée devient capable de court-circuiter les anomalies génétiques responsables du cancer. D’ores et déjà, ils ont pu reprogrammer avec succès in vitro des cellules de leucémie myéloïde chronique, de mélanome, de cancer de la prostate, de neuroblastome, de cancer du sein et du côlon. Les auteurs Lotem et Sachs [5] pensent même que la programmation épigénétique est plus puissante que la programmation génétique pour que les cellules retrouvent le chemin de la santé. 

Voilà de bonnes nouvelles que je vous devais. Elles m’imposaient de vous expliquer le fabuleux système immunitaire qui nous protège, en particulier le rôle éminent du système digestif, capable de sélectionner les bons des mauvais nutriments. 

Vous avez retenu qu’il est très compliqué. Dites vous surtout qu’il est à votre service et qu’il est partout dans votre corps, lequel ne demande qu’à être respecté. 

Vos voisins le savent-ils ? Faites circuler cette lettre. Ensemble nous contribuons à la santé du plus grand nombre. 

Bien à vous tous, à la semaine prochaine. 

Professeur Henri Joyeux 

Publié dans santenature

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regime sans residu 02/08/2014 08:27

salut, et merci pour les conseils

kalou30 17/07/2014 08:39

Coucou, personnellement lorsque j'ai l'intestin irrité ou inflammé lié au stress je fais une cure de deux ou trois jours de riz (regime sans residu) et je mets mn intestin au repos...plus de fatigue je retrouve un ventre plat, et un bonne humeur...je fais court mais cela est les resultat de plusieurs années d'experience ...

Boisvert 17/07/2014 14:07

Bonjour,
C'est un des meilleurs remèdes pour votre intestin. Ce sont des symptômes de bien-être que l'on ressent lorsqu'on débute une cure macrobiotique de riz complet. Et personnellement et comme vous, je pense que c'est le meilleur remède pour l'intestin, aussi bien pour réguler le transit que pour assainir le milieu et repartir du bon pied.

CLAUDINE 28/02/2013 17:50


Bonjour,


Je trouve vos articles extremement interressants. Puis-je vous  suggérer d'aller voir sur le site de la PSYCHOBIODYNAMIQUE qui fait référence aux travaux de GERDA BOYSEN , au sujet de notre
"deuxième cerveau"?.

boisvert 28/02/2013 19:14


Bonjour Claudine, Je suis allé faire un tour et c'est vrai qu'il y a similitude. Cette notion de "déchets émotionnels" qui se situe également sur l'intestin et qui corrobore bien ce texte. C'est
évident qu'il s'agit là d'un couple qui fonctionne dans tous les sens et pour toutes choses. Merci et bonne soirée !


une passionnée de nutrition... 28/02/2013 11:32


Merci mille fois d'avoir accepté de publier mon commentaire et de l'avoir en quelque sorte "validé". Je reconnais que je suis une vraie pile Wonder et qu'il vaut mieux me débrancher... parce que
lorsque je commence je ne sais plus m'arrêter... j'ignorais que votre site ne permettait pas des commentaires trop longs (ce qui explique qu'il ne soit pas paru entier) si j'avais su j'aurais un
peu condensé.. Merci en tout cas, et j'espère avoir apporté quelques réponses en suspend à ceux qui auraient tendance à se noyer dans cette "soupe" d'informations que les médias et autres ont
tendance à nous servir...

boisvert 28/02/2013 11:46


C'est Over-blog qui limite, ce n'est pas moi.Je n'avais même pas vu qu'il n'était pas paru en entier, je les lis avant. Merci encore.


une passionnée de nutrition 27/02/2013 16:50


Bonjour,


J’aimerai apporter un petit complément d’information à votre article, précision qui me paraît non négligeable selon une théorie de Robert Masson à laquelle
j’adhère totalement.


Vous avez tout à fait raison de dire qu’une consommation de fruits pour une alimentation équilibrée, de par leur apport en vitamines et autres nutriments, est
capitale. Mais je crois qu’il serait  important de préciser que les fruits ne sont pas métabolisés de la même façon selon la typo-morphologie de l’individu et qu'il peut y avoir une
forte déminéralisation selon que l’ organisme a la faculté ou non de
«comburer» les acides de ces fruits, c’est à dire oxyder en gaz carbonique et eau. C’est là que Robert Masson intervient en différenciant : les «acido-neutralisants» par comburation et les «acido-neutralisants» par spoliation minérale de l’organisme.


Nous parlons bien évidemment des fruits aqueux et non oléagineux ou amylacés, sinon là serait un autre débat. 


Ces fruits aqueux que nous reconnaissons plus familièrement sous l’appellation de cerises, fraises, pommes, poires, pêches, prunes, oranges, ananas, papayes,
etc, comportent  des quantités très importantes d'acides citrique, tartrique, malique
pour ne citer que les principaux. Lorsque tout va bien, l'organisme oxyde naturellement ces acides mais il arrive que chez certaines personnes, les capacités
organiques d’oxydation soient diminuées (pour diverses raisons qui seront évoquées plus loin). Donc, ces acides qui n’ont pas été oxydés naturellement se retrouvent dans le système sanguin et
obligent l'organisme à puiser dans ses réserves minérales alcalines (ce seront surtout les réserves de calcium, magnésium et potassium). 


Pourquoi le corps fait-il cela ? Pour les associer aux acides et donner des sels (citrate de calcium, citrate de magnésium, citrate de potassium, malate de
calcium, malate de magnésium, malate de potassium, tartrate de calcium, tartrate de magnésium, tartrate de potassium) qui seront éliminés naturellement par les urines afin de préserver
l'équilibre basique de l'organisme, sinon c'est le coma assuré. Ainsi, le pH sanguin reste invariable à 7,35 .


MAIS, parce qu’il y a un MAIS... l'organisme en faisant cela se décalcifie, se déminéralise pour assurer cette protection. Encore une fois nous sommes
d’accord que nous parlons du pH du sang et non pas du pH stomacal ou du pH de la cellule (le pH de l’estomac est extrêmement variable - c’est physiologique - et le pH de la cellule peut descendre
à 6 dans des maladies graves).


 


Un déminéralisation, on le sait, peut conduire alors à de nombreux troubles de santé tels que la fatigue, la dépression, des problèmes articulaires,
l’ostéoporose, l’affaiblissement immunitaire, etc...


Selon Robert Masson (extrait du livre « Diététique de l’expérience »)  il existe différents paramètres qui font varier les possibilités
d’oxydation des acides des fruits et portent gravement atteinte à la santé.


1er paramètre : L'EPOQUE


Au cours des siècles précédents et pendant la 1ère moitié du 20e siècle, les conditions de vie étaient très différentes de ce qu'elles sont aujourd'hui. Les
individus jouissaient d'un sommeil de qualité très supérieur du fait du silence et de l'absence ou des moindres "tensions de l'esprit". De plus, on dormait vers les années 1900, 2 heures de plus
et vers les années 1950, 1 heure de plus par nuit. Le psychisme était infiniment moins sollicité et lorsqu'il l'était, ce n'était jamais du contre la montre….


Les individus avaient surtout un travail physique qui donnait la puissance, la résistance. Dans les années 50, par exemple, un adolescent fatigué était une
chose presque inconcevable.


La puissance physique était remarquable. Avant 1900, les sacs de grains qu'un individu normal (ni plus fort ni plus faible qu'un autre) montait par l'échelle
au grenier, pesaient 100 kg. En 1950, ce poids passait à 50 kg. Maintenant, les meuniers portent des sacs de 30 kg.


Avant les années 50, les hivers étaient rudes, les rivières se couvraient d'une glace de 20 à 30 cm d'épaisseur. Il n'était pas du tout exceptionnel de voir
des individus faire des trous distants de plusieurs mètres, de les voir rentrer par un de ces trous, nager sous la glace et sortir par l'autre trou, en tout cas en Moselle et en Franche-Comté, et
je ne vois pas de raison de penser que dans d'autres régions les individus étaient moins vigoureux.


Or, lorsque la résistance à l'effort et au froid est très importante, lorsque le physique est très sollicité et le mental beaucoup moins, lorsque le sommeil
est hyper- récupérateur, les capacités organiques d’oxydation des acides citrique, tartrique, maliques sont à leur maximum.


À ces époques, la consommation même importante de fruits aqueux n’était  pas nuisible, pour de tels individus. Il est à noter pourtant qu'ils restaient
très modestes quant à la consommation de fruits aqueux. Aujourd’hui, au contraire, la puissance physique, la résistance au froid ont diminué, car les individus dorment moins, vivent contre la
montre, surmènent leur psychisme, manquent d'exercices physiques, sont soumis à des stress constants : horaires, rendement, changement de travail, de nourriture, de latitude, de climat, de
profession, de compagnon ou compagne, etc. …


Ceci entraîne un épuisement psycho-neuro-endocrinien dont un des effets est la diminution des capacités organiques d’oxydation des acides fruitariens. Ce qui
explique que tout usage excessif ou intempestif de fruits (pourtant à la mode) va immanquablement entraîner la fatigue et la déminéralisation.


2e paramètre : Le climat et la saison


Si l'on observe la répartition des arbres fruitiers sur la planète, on observe que la nature développe d'autant plus d'arbres fruitiers que le climat est
chaud

boisvert 28/02/2013 10:08


Bonjour la passionnée, et bien pour un "petit" complément c'est un véritable article à lui tout seul. Vous savez je suppose que je suis tout à fait d'accord avec tout ce que vous dites car je l'ai
dit moi-même à plusieurs reprises dans ce blog et Robert Masson est quelqu'un que j'aime bien, qui ne dit pas autre chose que tout ce qui est dit dans ce blog. Au sujet des fruits j'en ai parlé
parce que je suis moi-même un rétracté et les fruits ne me conviennent pas trop pas plus qu'à pas mal de gens. "K" parlait de cela dans un des derniers commentaires de ce blog. Maintenant dans
l'article ci-dessus il n'est pas question de durée ni d'habitude de consommation mais d'une petite cure, et là même moi je me la permets de temps en temps sans problèmes. En tous cas votre remarque
est bienvenue et elle est enrichissante pour tous, merci de votre précieuse collaboration. Bonne journée !