AIMER LA MALADIE

Publié le par boisvert

Vous  savez depuis longtemps que je suis farfelu, aussi ce titre ne vous étonne qu'à moitié. Oui, je persiste, il faut aimer sa maladie.
Pourquoi ? Et bien tout simplement, il y a erreur sur la signification du terme maladie.  En fait la maladie c'est "LE REMEDE". Elle est la réponse de notre système immunitaire. C'est elle en effet qui va vous débarrasser des toxines qui vous encombre.
Alfred de Musset a dit : "L'homme est un apprenti, la douleur est son maître, nul ne se connait tant qu'il n'a pas souffert". Je suppose qu'il était aussi farfelu que moi, ça me rassure, j'en trouve plein en ce moment. Je vous l'ai dit, ça va devenir la norme ! Et pourtant ce n'était pas un naturopathe, mais il avait compris une chose essentielle. Tant qu'il n'a pas souffert dans sa chair, l'homme n'a pas appris sa petitesse, il n'a pas appris à se pencher sur les mystères de la vie, il est orgueilleux et se sent indestructible, comment voulez-vous qu'un tel homme puisse venir en aide à ses semblables. Le meilleur médecin, c'est celui qui a connu la souffrance. La maladie est là pour vous faire grandir en sagesse, en connaissance, en humilité et en plus elle vous nettoie de toutes les impuretés que dans votre inconscience, vous avez accumulées.
Elle fait fuir l'arrogance, une plaie de notre société, de tous ceux qui croient tout savoir et dénigrent ceux qui se débattent dans les soucis et cherchent les chemins de traverse pour avoir droit à un peu de lumière, eux aussi. Et cette arrogance, c'est la maladie la plus difficile à guérir parce que celui qui en souffre ne voit rien, n'entends rien, ne comprends rien, n'aime rien et dénigre tout. Essayez de faire prendre conscience à un jeune de 20 ans, en pleine forme, forcément, qu'il faut qu'il réforme son alimentation pour se réserver une vieillesse heureuse et toujours en pleine forme, il va vous rire au nez et vous répondra : "je suis en pleine forme".
Ce qu'il faut avant tout, c'est se guérir soi-même, et ne pas se croire au-dessus des opinions contraires. L'aboutissement de notre vie, 6 pieds sous terre, devrait nous amener à plus d'humilité, nous ne sommes qu'un grain de poussière, et le plus grand, le plus fort, le plus riche, le plus puissant d'entre nous, ira au même endroit, et retournera à la poussière. Nous sommes entre deux mondes, un grain de poussière entre l'infiniment grand (le cosmos), et l'infiniment petit, le monde microscopique.
Pourquoi se sentir puissant parce qu'on n'a jamais été malade ? Demain peut-être on sera victime d'un infarctus foudroyant et on se retrouvera devant son créateur. S'il est en bonne santé et n'a jamais connu la maladie il devrait rendre grâce à ses parents de lui avoir légué un tel héritage car rien n'est de son fait à lui. Il a reçu cette fortune de ses parents et il peut leur avouer sa gratitude.
La facilité en toutes choses avilit et cela a été prouvé à maintes reprises et par contre les difficultés grandissent et fortifient. La vie est une lutte perpétuelle et celui qui n'a pas à lutter deviendra un pauvre type, affaibli, sans aucune personnalité et donc un malade qui s'ignore, il finira misérable.
Celui qui se croit riche, qui se croit en bonne santé, peut tout perdre en une seule nuit, ce sont des richesses superficielles et provisoires. La santé est si éphémère qu'elle peut disparaître en un instant.
L'arrogance de ceux qui ont un esprit de supériorité, qui croit dur comme fer qu'ils détiennent la vérité, qui se sentent forts, physiquement et intellectuellement, tout cela peut être écrasé, anéanti  en un instant, leur vie n'est pas plus solide que la notre.
Celui qui a connu la maladie n'est pas comme cela. Il sait qu'il faut lutter pour vivre, son corps est habitué aux souffrances et il n'est plus à la merci du premier microbe venu. Il a grandi en sagesse, en humilité, il connait sa dimension de grain de sable que le vent mauvais peut emporter en un instant. Il sait lutter, il est armé et heureux. Pour se guérir, il a pioché un peu partout, il a oeuvré et donc en face d'une autre maladie il sera plus fort.
Il faut aimer la maladie, et même l'admirer, c'est elle qui nous façonne et qui nous prépare à toutes les épreuves, que nous connaitrons tous, sans exception. Voyez comment ils sont malheureux ceux qui n'ont jamais été malades, qui sont riches et puissants, lorsqu'ils vieillissent, ils ne sont pas armés à prendre conscience d'une horreur pareille. Que de suicides chez les puissants !
Et par contre, quelle joie pour le malade qui s'est guéri lui-même, grâce à sa volonté, de retrouver sa santé, sa force physique, la plénitude de tous ses moyens, comme avant.
Et on retrouve cet esprit de luttes à tous les âges. Soyez l'enfant que les parents grondent ou punissent. Oui ! ça fait mal dans l'instant mais ces enfants seront de bons adultes, reconnaissants, droits et aimants, et respectant leurs parents et autrui. Remarquez la différence avec ceux qui n'ont pas été réprimandés dans leur jeunesse, qui ont fait ce qu'ils ont voulu, ils sont devenus des voyous, parce que tout leur est dû, ils seront éternellement des insatisfaits, pitoyables, et finiront voleurs ou criminels.
L'homme, à cause de sa grande intelligence, recherche la commodité et a su s'entourer de beaucoup d'instruments pour cela, la télévision, le téléphone, l'électricité, le chauffage, la voiture, tous ces instruments qui lui permettent de ne plus avoir à lutter contre les éléments contraires. Mais tous ces éléments sont polluants, et débilitants,  et ce qui pouvait paraître comme une avancée technologique se trouve être un facteur de maladies, d'affaiblissement de notre potentiel, l'homme n'a plus à lutter et moins il lutte, plus il s'affaiblit. Et, n'en doutons pas, la civilisation ira de pair avec un affaiblissement de l'homme.
On  constate chaque jour de plus en plus de maladies incurables à cause de cette civilisation qui rend notre quotidien de plus en plus artificiel, de plus en plus éloigné de la nature, et impropre à une bonne santé.
Sachons rester simples et acceptons avec gratitude la maladie lorsqu'elle est là, elle vous gêne dans l'instant mais elle vous fera grandir, n'en doutez pas un instant, je le répète, la maladie, c'est le remède.
Soyez en harmonie avec la nature, le plus possible, et aimez les choses simples. Apprenez-vous à lutter, contre le chaud, le froid, la pluie, chaque épreuve vous rend plus fort. Fuyez au contraire la facilité, c'est la mort au bout du chemin.

Publié dans santenature

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guenon 16/07/2012 15:50


Bonjour,


Ca me fait plaisir de partager des idées positives sur le sujet qui touche les relations entre le malade et la maladie. En juin 2012, la société d'édition Sokrys (44) accepte la publication
de mon livre Les Neurones à l'envers qui traite de l'épilepsie. C'est un message d'espoir qui j'espère touchera un large public et permettra de mieux se comprendre. Magali.

guenon 28/05/2012 15:00


Bonjour,


J'ai reçu une réponse positive des éditions Sokrys pour la publication de mon livre Les Neurones à l'envers, témoignage positif sur l'épilepsie. Je participe à mon premier salon de Jumilhac le
Grand dimanche prochain le 3 juin. J'appréhende un peu, mais j'ai mes convictions et je veux défendre nos valeurs humaines, car nous les oublions encore trop souvent. Et mardi, j'envoie un
message à tous mes collègues. Les réactions seront nombreuses et j'espère éclairer l'esprit de ceux qui ont les idées noires. Un livre avec une maladie personnalisée cela va étonner, mais je ne
regrette pas d'avoir fait ce premier pas.


Magali.


 

guenon 12/03/2012 16:47


Je suis d'accord sur le fait d'aimer sa maladie, même si les sentiments envers elle ne sont pas immédiats. Ils sont tardifs et personne ne peut le faire à notre place. Pour cela, il faut
apprendre à la connaître, la comprendre, se remettre en question et savoir en parler, au lieu de se faire plaindre et montrer du doigt. J'ai appris à aimer mon épilepsie en reprenant goût à
la vie qui a un sens, dès lors que l'on s'en donne les moyens. Après plus de 20 années de vie commune, lui sourire quand elle arrive c'est ne jamais s'avouer vaincue, avant la mort.


Magali.  


 


 

boisvert 12/03/2012 17:03



Emouvant témoignage. Ce n'est pas tout à fait le sens de l'article car c'est surtout dans le sens éducatif que j'ai voulu en parler. La maladie nous apprend surtout que quelque chose est à
réformer dans notre vie. Aimer la maladie si on ne fait rien pour la comprendre et l'arrêter c'est plus difficile à supporter.