REVE ou CAUCHEMAR

Publié le par boisvert


Nous profitons chaque jour des bienfaits de notre civilisation. Nous mangeons à notre faim et même largement, ce qui n'est pas le cas de tout le monde, nous avons des facilités pour profiter de la vie, une maison, une voiture, la télévision qui nous donne des nouvelles du monde entier avec lequel nous sommes en contact permanent par le biais d'Internet. Nos ancêtres pourraient logiquement penser que nous vivons un rêve permanent, mais est-ce bien le cas ?
Cette civilisation est érigée par un jugement sensoriel sur des voracités insatiables. Vanité des Vanités dit le Prophète et c'est vrai que tout est vanité. Il faut posséder, il faut être le premier, le meilleur. C'est un monde ellitiste et il n'y a pas de place pour les perdants.
Et on le constate car des idées se propagent et ont droit de cité, deviennent la norme et même la loi, et tout le reste devient hors la loi.
Dans le même ordre d'idées on constate que l'église catholique a droit de cité alors que les autres religions deviennent automatiquement des sectes. Le terme est péjoratif et pourtant l'église catholique était à ses débuts une secte, mais voilà, c'est une secte qui a réussi, alors les autres,  sont devenues de fausses religions. Et pourtant qui peut dire avec certitude que tous les musulmans ont faux ou que tous les hindoux se trompent, que tous les protestants sont dans l'erreur ?
Dans le domaine qui nous intéresse, les soins, la médecine, nous nous rendons compte que la médecine symptomatique qu'on a appelé allopathie, a droit de cité et pourtant elle est trés polluante, n'est faite qu'avec des poisons qui rendraient malades un homme sain, elle ne lutte que contre le symptôme, donc elle ne soigne rien et surtout pas le terrain, mais, malgré tout, c'est elle qui a gagné, rendant suspectes toutes les autres. Donc, les autres médecines sont regardées comme du charlatanisme, appliquées par des charlatans, des hommes qui manquent bien sûr de bon sens puisqu'ils oeuvrent à contre-courant. Nous sommes rejetés, illicites, hors la loi.
Alors je me pose la question, la vie est belle comme dans un rêve, on ne peux pas le nier, la nature qui nous entoure est grandiose, et nous avons vraiment tout pour être heureux. Mais la civilisation en a fait un cauchemar. Et oui ! mes amis, si on vous dit de manger des carottes et de la salade cela devient tendencieux. Qu'est-ce que c'est que cette nouvelle doctrine, c'est une nouvelle secte ? Et il ne faut pas dire que la médecine officielle est polluante, que chaque médicament est une agression pour notre organisme, qu'elle ne fait que masquer les symptômes, chut ! il ne faut pas le dire !.
Et si à cela vous ajoutez que rien que par le biais de l'alimentation vous pouvez guérir 95% de maladies, alors c'est pour un fou que vous allez passer, vous êtes rejeté de cette société. Il faut être dans le troupeau, je ne veux pas voir une tête qui dépasse.
Mais nous avons 2 possibilités, être passifs ou être actifs. J'ai choisi ; Est-ce qu'on accepte tout ? Les occidentaux sont actifs, mais brutaux. S'il y a problème, ils veulent détruire, hostiles à toute forme d'opposition, aux non-conformistes, aux agresseurs de toutes sortes, microbes et virus entre autres, et cela aboutit à la destruction de l'opposant.
 Voilà le malheur, nous n'avons pas le droit de détruire ce que Dieu a créé. Nous ne savons pas tout, ni pourquoi cela a été créé, mais si c'est là c'est que ce doit être là. Mais l'homme ne veut pas d'opposition et il détruit ce qui le gêne.
La mentalité orientale est déjà beaucoup plus respectueuse de l'environnement et n'a pas cet esprit de violence. Ils sont plus détachés des choses matérielles et sont beaucoup plus fatalistes. Ces civilisations ont su créer une civilisation pacifique, et ce n'est pas pour rien qu'on l'a appelé le pays du sourire. Et ce n'est pas pour rien que leur médecine n'est pas orientée vers l'ennemi, l'autre, mais au contraire tourné vers soi ; la faute n'est plus chez l'autre, mais elle est à l'intérieur où des déséquilibres  ont permis à des forces de se manifester. Ils ont aussi compris que ces soi-disants ennemis ne sont là que parce que nous les avons invités, et en plus pour notre bien. Mais c'est trés difficile à comprendre pour un occidental, nous n'avons pas été élevé dans cette vision des choses. Pasteur est passé par là qui a désigné un coupable, le microbe, c'est devenu trop facile, il faut le tuer et hop ! plus de maladie. Ces agents microscopiques qui ont pour tâche de nous libérer de ces toxines qui nous étouffent, sont détruits. Un monde d'aveugles dirigé par des aveugles.
Voilà un monde qui était parfait, un corps qui se défendait tout seul, des agents faits pour vous protéger et oeuvrer si vous vous êtes laissé aller à des excés, et patatras, l'homme orgueilleux ne le permet pas, il tue et il a l'impression qu'il est sauvé, qu'il est guéri. Voilà la cause de bien des malheurs, qui n'étaient à l'origine qu'un signal bénin.
L'individu  est tellement guéri qu'on ne compte plus le nombre de suicides chez nous, et même je voudrais bien que l'on fasse une courbe entre la richesse et les suicides, je pense qu'il doit y avoir similitude. On dirait en effet que ce sont les puissants de ce monde qui ont tout semble-t-il, l'argent, la fortune même, la gloire, tout pour être heureux et un beau jour de printemps ensoleillé, ils se détruisent, ils ne peuvent plus supporter ce monde illusoire, si petit, si mesquin,  qu'est devenu leur vie. Ils n'ont pas compris que c'était leur conception de ce monde qui était erronée. L'argent ne fait pas le bonheur, et pourtant ce bonheur est à portée de main et ils ne le voient pas. Ils sont désespérés de voir que ce monde est en fait, un cauchemar, tout à fait insupportable et sans valeur. Ils n'ont plus rêvé depuis longtemps devant ce printemps ensoleillé où tous les oiseaux crient leur joie d'être en vie dans ce monde plein de fleurs.
Curieusement on constate que les pauvres ne se suicident pas autant que les riches. Ils sont pourtant durement soumis à la puissance de l'argent, ils sont exploités comme des esclaves, mais leur vie est simple et  ils sont forcément plus proches de la nature, il ne leur reste même que cela. Mais il leur en faut peu pour être heureux, alors ils  trouvent forcément le bonheur. Ils font pousser un petit jardin et s'émerveillent devant les fruits que leur donne la terre, les fleurs qui viennent égayer leur vie, un matin de printemps, le parfum de la terre aprés la pluie...
C'est ce qui a fait dire à G. OHSAWA le père de la macrobiotique, pour être heureux "vivere parvo", voilà le slogan et la clé. Ceux qui vivent pauvrement, en tous cas dans l'esprit, seront heureux. Et on est forcé de constater que ce sont les aliments les plus riches qui sont les plus nuisibles pour l'homme. Les pauvres ne peuvent pas manger de la viande tous les jours. Et pour vous soigner rappelez-vous ce que nous préconisons depuis toujours,"ne rien manger et jeûner" ou encore "ne manger qu'un seul aliment, la monodiète", ou encore "manger de tout, UN PEU". En fait appliquer à la lettre le "vivere parvo".
Et lorsqu'on est vide de tout, on attire tout, on est avide de tout, on aime tout, on fixe tout, et la plus petite chose qui nous entoure devient un émerveillement. Il n'est plus question de suicide, la vie est belle. Il en faut si peu pour être heureux ! Personnellement, je suis à l'automne de ma vie, mais je ne voudrais pour rien au monde la raccourcir d'une heure. Je profiterai jusqu'à mon dernier souffle de tout cet enchantement. Mais pour apprécier cette vie, c'est vrai qu'il faut être en bonne santé, c'est ce que je vous souhaite à tous, et j'espère que j'y participe pour une petite part.

PS : Même les feuilles de ma vigne vierge sont belles en cet automne.

Publié dans santenature

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mahé 06/12/2009 12:05


merci pour ses échanges, on apprend toujours.. contente de continuer à me relier à Dame Nature, excellente fin d'année


boisvert 06/12/2009 14:30


Merci et de même !


jean claude 04/12/2009 16:54


merci pour cette nouvelle façon de voir la vie...