MEDECIN ET VEGETALIEN

Publié le par boisvert

Nadou, notre ami végétalienne, nous envoie ce texte d'un médecin convaincu et convaincant. Je tiens à préciser qu'en tant qu'iridologue j'ai eu l'occasion de voir des milliers d'iris et je n'en ai vu qu'un seul  chez qui je n'ai rien eu à dire, c'était un organisme en parfait état, et c'était celui d'un végétalien de très longue date, ce qui m'a beaucoup interpelé à l'époque car je  ne croyais pas beaucoup à cette diététique, bien influencé par les thèses alarmistes qui circulaient alors. Voici le texte intégral :

 

 

http://forum.doctissimo.fr/nutrition/vegetarien/vegetalien-interview-medecin-sujet_2106_1.htm

http://forum.psychologies.com/psychologiescom/Actu/vegetalien-interview-medecin-sujet_2819_1.htm

 

Médecin et végétalien ! 

"L'Homme meurt, l'Animal périt" Heidegger 

 

Cela doit rassurer ceux qui craignent les carences ?
Oui cela rassure beaucoup les végétaliens, car l'hostilité du corps médical français (je dis français car c'est très différent en Angleterre ou aux Etats-Unis) vis-à-vis du végétalisme est encore très importante.

Le végétarisme commence par contre à être assez bien accepté.

Cette hostilité vis-à-vis du végétalisme vient probablement des ouvrages de diététique des années 1950 qui étaient très défavorables au végétalisme.

Cette position était probablement basée sur l'observation de quelques cas de végétaliens non avertis qui n'avaient pas respecté certaines règles de base (notamment sur la vitamine B12).
Pourtant, une alimentation végétalienne bien menée (notamment supplémentée en vitamine B12) ne donne absolument aucune carence.

Les dernières recherches scientifiques, faites par des médecins qui ne sont pas eux-mêmes végétaliens d'ailleurs, sont très claires là-dessus.

Mais comme dans tous les domaines, les forces d'inertie sont énormes, et ces informations scientifiques ne sont pas encore passées dans l'esprit du corps médical français.

De plus, les végétaliens étant très peu nombreux, rares sont les médecins à s'y intéresser et donc à se documenter sur la question.

Si le cas se présente, ils préfèrent déconseiller un régime qu'ils ne connaissent pas "par précaution" ce qu'on peut comprendre.

La médecine est tellement vaste qu'on ne peut pas reprocher à un médecin de ne pas tout savoir.
Les grandes revues médicales internationales, généralement en anglais qui font un louable effort de rigueur scientifique sont très favorables au végétalisme :
- Moins de maladies cardio-vasculaires, notamment moins d'angine de poitrine et d'infarctus du myocarde. Ceci est expliqué en partie par la faible (pour les végétariens) ou l'absence de (chez les végétaliens) consommation en graisses animales saturées et en cholestérol, ce qui est nocif pour les artères.
- Moins de cancers probablement en partie par le biais des antioxydants qui sont contenus en grande quantité dans les fruits et légumes. L'effet protecteur des antioxydants sur le cancer a d'ailleurs été très clairement démontré par l'étude SU.VI.MAX qui vient de s'achever en France. Cette étude a duré 8 ans et a concerné environ 10000 personnes.
Or, lorsqu'on sait que les cancers et les maladies cardio-vasculaires constituent la majeure partie des décès en Occident ça donne envie de devenir végétarien ou mieux végétalien.
Je vous invite à consulter la position officielle de l'Association Américaine de Diététique :

http://www.eatright.org/Public/Files/veg.pdf

Elle fait la synthèse d'environ 250 articles et études dans le monde.

Et en consultant l'un des moteurs de recherche médicaux le plus célèbre au monde :

http://www.ncbi.nlm.nih.gov

Vous pourrez vérifier par vous même que la très grande majorité des scientifiques qui ont étudié la question sont favorables au végétalisme.

Quelles sont leurs principales inquiétudes et les réponses à y apporter ?
Comme tout régime, omnivore ou végétarien/lien, il y a un certain nombre de règles de base à respecter :
- Faire trois repas par jour.
- Avoir une alimentation variée contenant des légumes, des céréales, des légumineuses, du pain, des pâtes, des noix, des graines*, du lait de soja, du tofu et des fruits.
- L'alimentation doit permettre de garder un poids stable.

Si on prend du poids ou si on en perd (en postulant qu'on était à son poids idéal au départ bien sûr) c'est qu'il y a une erreur alimentaire quelque part - qualitative et/ou quantitative. La surveillance du poids est un indicateur facile à mettre en œuvre et qui peut rendre de grands services.
Si ces règles sont respectées, hormis le cas de la vitamine B12
[voire encadré et remarques supplémentaires de Nadou à la fin de l’article] n'ayez aucune crainte, vous n'aurez aucune carence.

Au pire, si une erreur alimentaire est faite, elle peut être dépistée à temps dans la plupart des cas et corrigée sans donner de séquelles.

Mais les erreurs alimentaires ne sont pas l'exclusivité des végétariens/liens, au contraire même, car les omnivores sont généralement moins bien calés en nutrition que leurs homologues végétariens/liens.
Vous trouverez tout ce dont le corps a besoin dans les aliments d'origine végétale : protéines (le préjugé populaire qui veut qu'on ne trouve des protéines que dans la viande est complètement erroné), glucides, lipides, minéraux, dont le calcium et le fer, vitamines en abondances (sauf la vitamine B12).

En ce qui concerne la vitamine D il n'y en a pas ou pratiquement pas dans les végétaux (et très peu dans les aliments d'origine animale d'ailleurs) mais l'être humain en fabrique facilement à partir de l'exposition au soleil, une exposition de 10 minutes par jour en laissant découverts mains, bras et visage étant suffisante. Ceux ayant la peau mate ou ne s'exposant jamais au soleil doivent envisager de se supplémenter en vitamine D2 (la vitamine D3 est d'origine animale).

En conclusion, le régime végétarien ou mieux végétalien, sont d'excellents modes alimentaires, vous pouvez vous y mettre en toute quiétude. Ce sont des régimes sûrs.

 

Qu'est-ce qui t'a amené personnellement au végétalisme ?
J'ai d'abord été végétarien pendant 15 ans avant de passer au végétalisme.

C'est la prise de conscience de la grande souffrance des animaux, dès mon adolescence, qui m'a fait prendre cette décision.

J'avais vu mon grand-père maternel tuer des lapins : il utilisait une technique consistant à les saigner à la patte, ce qui m'avait fait plus que réfléchir sur la question de la souffrance animale et ses justifications.
En outre, je n'ai jamais été chasseur, mais j'ai pratiqué la pêche (poissons, crabes, crevettes).

J'ai petit à petit réalisé qu'il s'agissait d'une pratique abominable.

Poissons tirés hors de l'eau puis mourant à petit feu d'asphyxie dans un seau à l'eau trop chaude. Crabes ébouillantés vivants de retour à la maison. Crevettes agonisant lentement dans un autre seau.

En fin de saison, j'avais d'ailleurs constaté que les crevettes avaient mis en place une stratégie de plus en plus élaborée pour éviter l'épuisette dans laquelle j'avais mis un appât (elles passaient par dessous l'épuisette).

Ce qui me fait dire qu'elles ont un système nerveux peut-être moins rudimentaire qu'on ne le pense. Alors que dire des poissons, qui sont des vertébrés disposant d'un véritable cerveau et de tout le système nerveux nécessaire pour ressentir la souffrance. Le poisson est probablement un des animaux pour lequel la question de la souffrance traverse le moins l'esprit des gens, probablement parce qu'il ne crie pas.

A mon avis, c'est une grave erreur, car du coup, ce sont probablement eux qui endurent les plus graves et les plus longues souffrances avant la mort, des souffrances dans le silence et l'indifférence générale.
Et finalement, qu'est-ce qui justifie autant de cruauté ? Des raisons tellement futiles qu'on peine à croire qu'elles puissent justifier la perpétuation de ces tortures.
Les choses ne se sont pas arrangées quand j'ai découvert dans la salle d'attente d'un vétérinaire (je m'y étais rendu pour accompagner ma cousine car je n'ai pas d'animaux de compagnie moi-même), une revue qui s'appelait La voix des animaux.

Des vétérinaires y expliquaient que les élevages intensifs étaient inhumains et que l'industrie de la viande engendrait des souffrances terribles. Ils concluaient en conseillant de manger le moins de viande possible.

J'ai préféré ne plus manger de viande du tout !
C'est tout récemment que je suis passé au végétalisme, influencé dans le bon sens du terme par des amis végétaliens.

Jusqu'à une période récente, j'avais la fausse idée que le végétalisme comportait des dangers pour la santé, le discours dans le milieu médical français étant : "végétarisme : Ok, végétalisme : danger".

Inquiet pour la santé des amis végétaliens que je côtoyais, et sensible au fait que je participais à des souffrances importantes comme les élevages de poules pondeuses en batterie, j'ai fait les recherches nécessaires dans la littérature médicale internationale.

J'ai constaté que ces craintes n'étaient pas fondées scientifiquement, comme nous l'avons vu longuement en début d'interview.

Je suis donc passé en toute quiétude au végétalisme, sachant à la fois que c'était une évolution logique compte tenu de mes convictions, et que, cerise sur le gâteau, c'était favorable à ma santé.
N'est-ce pas trop dur de défendre cette position dans le milieu médical ?
La réponse est clairement non, ce n'est pas si difficile.

Les preuves scientifiques sont là, et un médecin un peu honnête ne peut plus soutenir que le végétalisme bien mené est dangereux, en tout cas s'il a pris la peine de se documenter un peu dans la littérature médicale récente.
Il ne resterait que les trois possibilités suivantes pour expliquer de telles réticences :
1 - La mauvaise foi.

Il est évident que ces découvertes scientifiques remettent en cause beaucoup d'aspects de notre société, et certains ne le supportent pas, et trouveront toujours les arguments les plus fantaisistes et les plus fallacieux pour discréditer ce mode alimentaire. Comme tout être humain, les médecins ont une idéologie. Et cette idéologie a parfois tendance à les éloigner des réalités médicales. J'essaye moi-même de ne pas tomber dans ce piège, et de bien séparer les aspects diététiques et les aspects bioéthiques du végétalisme.
Je pense aux livres de psychiatrie des années 1950, où l'homosexualité était classée au chapitre des "perversions sexuelles". Les psychiatres de nos jours ont renoncé à cette classification, qui était empreinte de l'idéologie dominante de l'époque.
2 - La méconnaissance de l'épidémiologie et des problèmes d'évaluation médicale. Ou l'absence d'esprit scientifique si vous préférez.

Au cours de ma courte carrière (j'ai commencé la médecine à 17 ans et j'en ai 30 actuellement), j'ai pu discuter avec des centaines de médecins. J'ai constaté avec effroi chez un grand nombre une ignorance coupable d'une discipline pourtant basique qu'est l'épidémiologie, à savoir les problèmes d'évaluation médicale, les études randomisées, les niveaux de preuves, la notion de différence statistiquement significative...

Certains continuent à imaginer naïvement (et à le dire sans rire) que l’expérience personnelle de leurs quelques patients a plus de valeur que les grandes études épidémiologiques internationales ! Là, il y a un vrai problème.

Heureusement, il y a de très bons médecins qui connaissent bien ces notions, et j'en connais, mais le niveau général me paraît encore largement insuffisant.
3 - Ce qui est dans la continuité de la critique précédente, la consultation de vieux ouvrages de diététique des années 1950, maintenant complètement dépassés ou, plus pervers et la consultation d'ouvrages plus récents qui se sont contentés de répéter les informations de ces vieux ouvrages.

Les auteurs de ces livres n'ont malheureusement pas pris la peine de prendre en compte les nouvelles données médicales accumulées depuis les années 1980.
 

D’autres témoignages intéressants:

http://arnelae.forumactif.com/t14142-quand-un-medecin-vegetalien-declare

http://l-ordonnance-ou-la-vie.com/avez-vous-deja-pense-a-devenir-vegetarienne/

http://www.programmo-nutrition.com/2011/02/alexander-dargatz-vegetalien-medecin-et-bodybuilder/

http://www.youtube.com/watch?v=hfR3Xa6xFMg

Discours de Dr Jérôme Bernard-Pellet médecin végétalien:

« Les protéines sont un faux problème. 

 La viande n’est pas nécessaire pour être en bonne santé. 

Les personnes qui mangent peu de viande ont peu de risques de maladies cardiovasculaires. 

Attention certains régimes végétariens sont dangereux du fait d’une consommation augmentée de produits laitiers – de desserts sucrés…. 

Il est nécessaire d’associer légumineuses et céréales pour plusieurs raisons :

-          Assimilation

-          Diminuer la quantité de protéines consommées car il y aura toujours un excès de consommation protéinique même en alimentation végétalienne. 

La vitamine B12 pose un problème à tout sujet végétalien – la carence en vitamine B12

 serait  pourtant fréquente chez un sujet de plus de 60 ans mangeant de la viande à cause de  problèmes d’assimilation qui devient déficiente en avançant en âge.

La viande est riche en fer assimilable mais celui-ci est potentiellement oxydant et sa consommation provoquerait le cancer du colon. 

 Autrefois les gens étaient plutôt végétarien en mangeant de la viande 1 fois par semaine ou aux grandes occasions : la viande était un plat de luxe pour nos arrières grands-parents ou grands-parents » d’autres populations aussi ont vécu sans le savoir sous un mode végétarien »

L’anatomie humaine annoncerait une tendance à être plus herbivore qu’omnivore ou carnivore – la viande devrait être juste une source de dépannage en cas extrême ! »

Les recommandations actuelles sont très floues et contradictoires en orientant les gens à consommer plus de fruits et légumes mais en conseillant aussi de manger 1 à 2 fois de viande par jour….Programme national nutrition santé n’a pas des conseils d’une pratique optimale. On n’est pas là pour obliger les gens à faire autrement et les recommandations sont très timides par crainte de déranger les habitudes trop ancrées et intouchables.

Il serait souhaitable de pouvoir parler autrement mais ces discours sont très en décalage avec la culture actuelle… les formations de diététicien ou nutritionniste classiques ont l’habitude de proposer ce qui serait culturellement acceptable et non ce qui serait optimale pour la santé

On ne peut pas dire que manger de la viande très occasionnellement sera mauvais à la santé mais il est impossible de nier que la consommation de viande a un impact majeur sur l’environnement  et aussi sur la santé

Globalement on n’encourage pas la diminution de consommation de viande ce qui est incompréhensible.

Il est anormal que la filière viande et celle des produits laitiers ou des élevages en batteries  reçoivent autant de subventions pour un rendu de prix bas à la vente alors qu’à l’inverse d’autres cultures qui pourraient être bénéfiques (légumes – fruits biologiques...) ne sont absolument pas aidées générant logiquement des produits à consommer plus chers.

Défendre le système de culture dominant est absurde !

Chacun doit néanmoins rester libre en sachant que les habitudes sont très difficiles à changer »

Précision :

Le terme « végan » inclut une éthique encore plus poussée avec des comportements supplémentaires à ceux d’une part alimentaires en ne mangeant pas de produits issus d’animaux – et d’autre part en ne portant pas de vêtements ni de chaussures issus d’animaux (cuir par exemple) ou en n’utilisant pas de produits sous-animaux (articles en corne – tapis en peau – brosses en poils de sangliers etc…)

     
N'est-ce pas trop dur de défendre cette position dans le milieu médical ?
La réponse est clairement non, ce n'est pas si difficile.

Les preuves scientifiques sont là, et un médecin un peu honnête ne peut plus soutenir que le végétalisme bien mené est dangereux, en tout cas s'il a pris la peine de se documenter un peu dans la littérature médicale récente.
Il ne resterait que les trois possibilités suivantes pour expliquer de telles réticences :
1 - La mauvaise foi.

Il est évident que ces découvertes scientifiques remettent en cause beaucoup d'aspects de notre société, et certains ne le supportent pas, et trouveront toujours les arguments les plus fantaisistes et les plus fallacieux pour discréditer ce mode alimentaire. Comme tout être humain, les médecins ont une idéologie. Et cette idéologie a parfois tendance à les éloigner des réalités médicales. J'essaye moi-même de ne pas tomber dans ce piège, et de bien séparer les aspects diététiques et les aspects bioéthiques du végétalisme.
Je pense aux livres de psychiatrie des années 1950, où l'homosexualité était classée au chapitre des "perversions sexuelles". Les psychiatres de nos jours ont renoncé à cette classification, qui était empreinte de l'idéologie dominante de l'époque.
2 - La méconnaissance de l'épidémiologie et des problèmes d'évaluation médicale. Ou l'absence d'esprit scientifique si vous préférez.

Au cours de ma courte carrière (j'ai commencé la médecine à 17 ans et j'en ai 30 actuellement), j'ai pu discuter avec des centaines de médecins. J'ai constaté avec effroi chez un grand nombre une ignorance coupable d'une discipline pourtant basique qu'est l'épidémiologie, à savoir les problèmes d'évaluation médicale, les études randomisées, les niveaux de preuves, la notion de différence statistiquement significative...

Certains continuent à imaginer naïvement (et à le dire sans rire) que l’expérience personnelle de leurs quelques patients a plus de valeur que les grandes études épidémiologiques internationales ! Là, il y a un vrai problème.

Heureusement, il y a de très bons médecins qui connaissent bien ces notions, et j'en connais, mais le niveau général me paraît encore largement insuffisant.
3 - Ce qui est dans la continuité de la critique précédente, la consultation de vieux ouvrages de diététique des années 1950, maintenant complètement dépassés ou, plus pervers et la consultation d'ouvrages plus récents qui se sont contentés de répéter les informations de ces vieux ouvrages.

Les auteurs de ces livres n'ont malheureusement pas pris la peine de prendre en compte les nouvelles données médicales accumulées depuis les années 1980.

Es-tu plutôt optimiste ou pessimiste pour l'avenir du monde ?
Je suis très inquiet. L'obsession du court terme, et son corollaire, l'absence de vision à long terme, minent nos sociétés.

Chacun ne voit pas plus loin que le bout de son nez et défend égoïstement son propre intérêt, n'hésitant pas à sacrifier l'intérêt général, voire même son propre intérêt à long terme.

Ceci est vrai à la fois à l'échelon individuel, et à l'échelon des gouvernements (ces derniers souvent eux-mêmes freinés il est vrai dans l'application de réformes pourtant nécessaires par une population ultra conservatrice).

Je fais allusion par exemple aux marins pêcheurs, qui ont refusé obstinément la diminution des quotas et l'augmentation de la taille des mailles des filets, alors que continuer à un tel niveau de pêche signifie la disparition de leur activité économique à long terme, ce qui est pourtant contre leur propre intérêt.

C'est dire l'inconséquence et l'irresponsabilité de ces gens là. On pourrait multiplier les exemples.
Le plus criant concernant sans doute les problèmes liés à l'environnement où on a l'impression d'assister à un véritable suicide collectif, sans que personne, ni au niveau individuel, ni au niveau gouvernemental, ne prenne les mesures radicales qui s'imposent.

On reporte le problème à plus tard, et à d'autres personnes sans doute !
J'espère me tromper mais, sans imaginer une disparition pure et simple de l'espèce humaine, il est raisonnable de penser qu'avant la fin de ce siècle (bien avant peut-être même), l'humanité va traverser une crise majeure, causée par :
- La surpopulation mondiale galopante.
- L’épuisement des ressources naturelles.
- La pollution majeure de tous les écosystèmes.
- Les modifications météorologiques défavorables avec fonte des glaces, augmentation du niveau de la mer et diminution de superficie des terres habitables.
- Les conflits armés résultant des tensions extrêmes créées entre nations par le manque général de ressources et de terres habitables.
Ceci devrait engendrer des souffrances incommensurables pour l'humanité.

Peut-être même que le végétalisme deviendra la norme, non pas par convictions éthiques, mais tout simplement pour pouvoir nourrir le plus de monde possible avec le peu de ressources disponibles.
Ceux qui viennent au monde actuellement risquent d'en baver un maximum dans le futur... Redresser la barre est une urgence. J'espère qu'il est encore temps.

Quelle serait ta définition du mot "interdit" ?
Ce qui est interdit dans nos sociétés, c'est de dire la vérité.
L'homme est l'espèce animale la plus cruelle, et de loin, qui n'ait jamais existé sur terre. Nous croire "civilisés" est un mensonge grossier qui ne résiste pas à une analyse objective de la situation.
L'industrie de la viande est une machine infernale, qui torture les animaux à grande échelle, une machine diabolique à fabriquer le malheur, la souffrance dans une proportion si incommensurable (quand on parle d'animaux sacrifiés, il faut parler en milliards) qu'elle ravale l'homme au rang de sombre brute.
Et je ne parle pas de la vivisection...
Continuer à manger de la viande, c'est se rendre complice (pour ne pas dire être le commanditaire) de ces crimes abominables.

Manger de la viande est totalement inutile diététiquement à l'être humain, pour ne pas dire nuisible.
C’est injustifiable, comme était tout aussi injustifiable l'esclavage des noirs et l'oppression des femmes.
L'industrie de la viande est une nuisance pour l'environnement, pour la santé, et pour les animaux.

Elle contribue à la pollution des nappes phréatiques, au gaspillage des ressources, à la déforestation.

Il faut 7 grammes de protéines végétales pour faire un gramme de protéines animales. Autant les manger directement. Devenez tous végétaliens, nom d'un boucher !

Remarques supplémentaires de Nadou

La vitamine B12 est exclusivement synthétisée par des bactéries.

Les végétaux sont complètements exempts de cette vitamine à moins qu’ils ne soient « contaminés » par des bactéries ce qui peut être le cas lorsque l’on cultive soi-même et naturellement ou biologiquement (cela semble évident) ses propres légumes et qu’ils ne soient pas lavés correctement…

Néanmoins on ne peut pas compter sur la « saleté «  des légumes pour assurer les apports en vitamine B12.

Certains scientifiques dénigrent la fiabilité en apport de vitamine B12  de certains aliments végétaux ( tempeh – algues – spiruline – légumineuses germées – miso…) sous prétexte que ces derniers contiendraient en fait des analogues à cette fameuse vitamine en étant des composés chimiques semblables à la B12 mais qui n’en auraient pas l’activité et qui de surcroît empêcheraient l’absorption de la forme active de cette vitamine ??????........

Ah ces scientifiques qui savent tout ou plutôt qui croient tout savoir!!

Heureusement qu’il y a des expériences qui prouvent le contraire :

http://www.buronzo.com/Tout-savoir-sur-la-vitamine-B12-quand-on-est-vegetalien-ou-vegetarien_a133.html

La spiruline – le miso – les graines germées (dont les pains et les galettes Essène) et de nombreux produits fermentés ou lactofermentés (choucroute par exemple) sembleraient au contraire être des sources non négligeables de B12 avec beaucoup d’autres avantages et apparemment très peu d’inconvénients à condition comme toujours de ne pas en abuser sous prétexte que ces aliments sont bourrés de qualités nutritives !

Une petite quantité de ces produits sera largement suffisante sans gaspillage ni fatigue pour l’organisme générée par le surplus.

Résoudre un problème sans en créer un autre, c’est une règle d’or ! 

Autre règle d’or : préserver la flore intestinale (synthèse des nutriments )

Certaines levures alimentaires poussées sur culture enrichie (naturellement attention et pas chimiquement) pourra également s’avérer une bonne source de vitamine B12

Par contre les compléments vendus à base de vitamine B12 ne m’inspirent pas plus que cela tout simplement parce que l’organisme aura du mal à les reconnaître donc par conséquent à les assimiler (car ils sont de synthèse ou sortis de leur contexte originel) !...ils risquent même d’endommager le la muqueuse intestinale et le foie !

 

 

Publié dans santenature

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Lippizan 19/05/2013 02:55


Bonjour Fernand,


 Cet article tombe bien car je suis en plein jeûne de Daniel depuis 2 semaines maintenant. Pour info le jeûne de Daniel dans la Bible c’est l’abstinence
pendant 3 semaines de viande, de vin et de met délicat (sucré), on peut aussi le faire 40 jours. Donc en fait cela équivaut à un régime végétalien en plus strict puisque le sucré est exclu.
Habituellement je suis plutôt comme vous, végétarien avec un peu de poisson sauvage et de poulet BIO et pour les produits laitiers chèvre ou brebis avec yaourt 0% de vache (1 seul/j) et œuf
BIO.


J’ai fait ce jeûne 3 fois l’année dernière pendant 40 jours à 2 mois d’intervalle entre car je perdais ~2Kg à chaque fois, et je peux témoigner que cela m’a guérit de plusieurs inflammations qui
ne passait pas malgré tout ce que la médecine d’aujourd’hui peu donner, entre autre inflammation à l’épaule droit, début d’hernie discale, inflammation à la cheville et cela a amélioré l’état de
mon genou (accident survenu suite à un choc violent sur la rotule ayant entrainé une Chondropathie-Femoro-Patelaire, en plus simple inflammation du cartilage de la rotule, diagnostiquée stade 1).


Dans mon malheur, cela m’a permis de réformer complètement mon alimentation, car mon genou étant devenu particulièrement sensible à mes choix alimentaires,
notamment tout ce qui génère beaucoup de déchet, la douleur s’exprimant par une chauffe anormale du genou, parfois très insupportable.


J’ai donc du exclure pas mal d’aliment qui sont finalement fortement nuisible à l’organisme sur le long terme, je donne ici la liste :


1-Le Blé : Pain-Blanc, Pain-Complet, Pates, Pizza et Son de blé en raison du gluten. Je n’ai pas de problème avec les biscuits (je sais que ce n’est pas le même blé qui est utilisé, il est
moins riche en gluten).


2-Bettrave, Rhubarbe, Asperge, Lentille et Epinard en raison de l’acide oxalique.


3- Viande rouge que je mangeais très peu d’ailleurs, ainsi que canard, en raison des différents acides et urées.


4- Le sucre blanc, roux et aliments sucrées, car ce sont des poisons doux qui par leur fort index-glycémique épuise le pancréas, nuisent au cerveau, au système digestif et au squelette…


Je précise aussi qu’en raison de mes choix alimentaires, je me supplémente, pour pallier et compenser les carences induites par les cultures intensives et le peu de protéine animale que je
consomme, notamment en zinc, etc...


J’en reviens à l’article, qui a le mérite de dénoncer la souffrance animale qui est méconnu ou/est ignoré de la majorité, mais je ne partage pas les convictions du régime végétalien de par mon
expérience, nous avons quand même besoin de protéine de qualité et à mon sens ce régime est une autre extrême. De plus j’ai aussi constaté qu’en plus de la perte de poids, il affaiblit le système
immunitaire, et que la consommation de protéine végétale génère pas mal de déchet, cela est bien connu quelles sont moins bien assimilées que les protéines animales…


 C’est certain qu’aujourd’hui l’homme mange trop de viande, et nuit à son environnement et à sa santé, mais de là à aller à une autre extrême je ne suis pas
d’accord, d’ailleurs le besoin de ce supplémenter en B12 est à mon sens révélateur...


 Il n’y a qu’un problème c’est le dieu Mammon (le dieu de l’argent) qui gouverne ce monde au détriment de la vie, du droit et de la justice…


 

boisvert 19/05/2013 06:52


Bonjour Lippizan, Merci pour ce beau témoignage. Personnellement je viens de faire une cure de CRU pendant un mois et je fonds à la vitesse grand V (6kgs en un mois). Même un seul repas par jour
m'a permis de reprendre du poids. Et je pense comme vous que le régime végétarien est mieux adapté à l'homme même si on peut tirer temporairement un bienfait non négligeable du végétalisme. Et le
malheur de l'homme c'est comme vous le dites le Dieu Mammon qui conditionnent tout dans ce monde et particulièrement le chemin qui mène à la santé ou à la maladie.


Louis 17/05/2013 11:28


Merci boivert pour votre réponse!


J'ignorais que la longueur de l'intestin jouait un rôle dans le fait qu'une race animale soit ou non carnivore. Donc si on suit cette logique, l'être humain mange en moyenne trop de viande et son
corps (son intestin) n'est pas vraiment conçu pour ça. Intéressant!


En ce qui me concerne, je m'en tiens à votre règle de base, à savoir "manger de tout (et donc y compris de la viande), un peu"...


Merci en tout cas our votre blog!

Louis 16/05/2013 09:38


Je comprend parfaitement les arguments des végétariens et végétaliens (souffrances animales, ...). En revanche, je ne comprend pas trop pourquoi il ne serait pas "naturel" de manger de la viande.
Dans le monde animal, il y a beaucoup de carnivores. Est-ce pour autant que ces animaux auront des problèmes de santé??? Je ne le pense pas...

boisvert 16/05/2013 10:29


C'est vrai que dans le monde animal il y a beaucoup de carnivores mais ils n'ont pas non plus la même longueur d'intestin que nous, ils ont été créés pour être carnivores. Par contre les animaux
qui nous ressemblent physiologiquement, comme les singes, sont de "petits" carnivores. Ils en mangent un peu. Mais je suppose que tous les végétaliens ne sont pas venus à ces extrémités pour le
plaisir mais surtout pour l'urgence de leur état de santé. Même s'il existe des végétaliens qui le sont depuis leur naissance. Pour ma part je suis végétarien et très petit carnivore puisque je
mange un peu de poisson. En tous cas le végétalisme est un excellent moyen pour extirper une maladie, comme le crudivorisme, de là à le garder tout le temps... Bonne journée !